Analyses détaillées et avis personnels sur des romans, essais, et autres ouvrages littéraires pour guider vos prochaines lectures. / Detailed analyses and personal opinions on novels, essays, and other literary works to guide your next reads
Je suis un fan de Death Note. Il était normal que je craque pour un grand artbook des œuvres de Takeshi Obata!
Il y a aussi bien des dessins tirés de Death Note que d’autres œuvres de lui que je ne connais pas. Et tout est splendide !
Death Note Short stories
Quelques histoires courtes dans l’univers de Death Note quelques années après l’intrigue principale et des strips humoristiques.
Les histoires se lisent bien, mais sont moins élaborées, ça reste honorable, mais pas exceptionnel.
Les strips quant à eux me montrent à quel point l’humour japonais me semble parfois si décalé par rapport au mien…
C’est comme la page humoristique à la fin de chaque tome de L’Attaque des Titans, presque gênant comme humour :sweat_smile:
Spiderman – Bleu
Premier tome de la collection 2021 des 10 Marvel, Spider-Man Bleu : excellent duo de scénariste
et dessinateur, histoire sympa. Mais comme beaucoup de Comics Marvel ou DC Comics il faut avoir déjà
lu ou vu d’autres histoires pour tout comprendre.
Batman DC Rebirth #3 Mon nom est Bane
« Batman Rebirth – Mon nom est Bane » est le 3ème tome de la série « DC Rebirth ».
J’aime beaucoup le personnage de Bane, et Selina Kyle aussi 🙂
Stormtroopers
Et j’ai craqué après une annonce de mon libraire de BD préféré ce matin, je me suis précipité pour acheter les serre-livres et les trois Stormtroopers en style « singe de la sagesse ». Il faut bien une troupe d’élite pour retenir Bane :smiley:
Blacksad
Et il y avait aussi un simili journal Blacksad qui m’a fait de l’œil.
Mes lectures de ce weekend ! Beaucoup de BD en ce moment.
Les 3 derniers Lapinot
J’ai commencé cette série bien après qu’elle soit finie. Je suis un grand fan de Lewis Trondheim que j’ai découvert avec Donjon, puis via l’éditeur L’Association. Comme d’habitude ces Lapinot sont assez drôle, parfois dans un univers anthropomorphique réaliste, parfois dans un univers totalement déjanté et irréaliste.
L’exception à l’humour est l’avant dernier tome, La vie comme elle vient, qui est assez tragique et se finit par la mort d’un des personnages principaux. Il m’a même un peu chamboulé. Le dernier tome, L’accélérateur atomique, une fantaisie dans l’univers des années 50 de Spirou et Fantasio, fait totalement abstraction de cette mort, et conclut la série de façon totalement décalée et burlesque.
Capricorne T12 d’Andreas
J’adore cet auteur dont j’ai aussi lu l’intégralité des Rork. Encore une fois l’auteur fait dans l’originalité, avec un album sans titre et totalement muet ! Il se déroule dans un décor enneigé, blanc immaculé, où justement le silence règne à cause des risques d’avalanche. On est toujours à la limite du fantastique et de l’aventure, il y a toujours une part de mystère à la fin de chaque tome : des énigmes se résolvent parfois, mais il y en a toujours de nouvelles !
Carmen Mc Callum T10
Encore une fois aventure, thriller et SF sont au rendez-vous. J’aime un peu moins le trait depuis le changement de dessinateur au tome 9, et encore moins la pirouette scénaristique qui prétextait dans le tome précédent une chirurgie esthétique suite à un grave accident pour justifier le changement de tête de l’héroïne :wat:, mais ça reste assez agréable à lire, sans prise de tête.
Les Montagnes Hallucinées de Gou Tanabe
Et enfin, très gros coup de cœur pour un auteur japonais, Gou Tanabe, pour ses adaptation en manga de l’œuvre horrifique du génial H.P. Lovecraft ! J’ai déjà acheté la plupart des tomes, et ce week-end j’ai lu les tomes 1 et 2 des Montagnes Hallucinées.
Je trouve que l’auteur arrive à restituer fidèlement l’ambiance sombre, désespérée et horrifique des romans de Lovecraft. Comme on le voit ici, son style est très européen.
Gou Tanabe arrive assez bien à dessiner l’indicible des romans, quitte à avoir parfois un trait flou, comme s’il était impossible de représenter graphiquement les dieux abominables et autres créatures extra-terrestres monstrueuses de l’œuvre de Lovecraft.
J’adore les couvertures en simili-cuir de cette série : je pense que c’est une référence au _Nécronomicon_, le livre maudit fictif souvent cité dans les histoires de Lovecraft, et dont les rares exemplaires sont censés être reliés en peau humaine 😉
Note : Article de 2019 que je n’avais pas mis en ligne.
J’ai lu « D’autres vies que la mienne » d’Emmanuel Carrère, qu’un collègue et ami, grand fan de l’auteur, m’a offert.
C’est une histoire de vie, de maladie, de morts, celle d’une fillette de 4 ans dans le terrible tsunami de 2004 au Sri Lanka, celle d’une juge de tribunal d’instance, belle-sœur de Carrère, morte d’un cancer peu après. Comme dans beaucoup de ses livres Emmanuel Carrère parle un peu de lui-même tout en racontant la vie des autres.
C’est vraiment très bien écrit, très émouvant, parfois difficile à lire (notamment quand tu as des enfants jeunes…), parfois drôle aussi malgré les événements tragiques.
Je le recommande chaudement, Carrère est à mon avis un très grand écrivain, même s’il est très tourmenté (et sans doute très bon grâce à ses tourments) et qu’il dit parfois des bêtises, notamment sur la psychanalyse 😬
Parmi ses autres livres, j’ai notamment adoré « Je suis vivant et vous êtes morts », une biographie de l’écrivant de science-fiction déjanté (et pas mal drogué) Philip K. Dick.
Et voici mes lectures du week-end. Comme je travaille intensément la semaine, je compense bien à ce moment-là 😉
Spirou – L’espoir malgré tout
Malgré mon âge, je n’ai jamais lu de Spirou dans ma jeunesse et ça ne m’a jamais attiré plus que ça… Mais j’ai adoré “Le journal d’un ingénu” d’Émile Bravo, et j’ai continué avec ces trois tomes d’affilée !
J’aime beaucoup le trait d’Émile Bravo, son Spirou aussi, très attachant. Il est à la fois bienveillant, protecteur, mais aussi très naïf, souvent dépassé par les événements, les manigances des adultes, et par les sentiments amoureux aussi, qu’il gère mal !
Je trouve le personnage de Fantasio assez insupportable, volontairement laid et très con, mais lui aussi a deux facettes et gagne en conscience avec le temps qui passe.
Les 3 tomes sont sympa, avec cependant un peu de lourdeur didactique : on sent que l’auteur se sert de Spirou pour expliquer l’horreur de la guerre, la genèse politique de celle-ci, ainsi que l’anti-sémitisme, à un public plutôt jeune j’imagine. Ça alourdit un peu chaque tome, qui est déjà très long, mais ça reste agréable à lire dans l’ensemble.
Fritz the Cat
Je ne connaissais ce personnage de Robert Crumb que par son allure malicieuse. Et effectivement, c’est un sacré coquin !
Plongée dans l’Amérique de la fin des années 60, début des années 70 avec un chat gouailleur, très porté sur le sexe, un peu loubard, un peu arnaqueur, et souvent drôle. J’ai beaucoup aimé. J’ai lu aussi récemment Amerika du même auteur, dans cette très belle édition de Cornélius.
The loneliness of the long distance cartoonist
Je ne sais plus où j’ai entendu le nom d’Adrian Tomine pour la première fois, mais quand j’ai vu ce livre dans une librairie anglophone parisienne, j’ai tout de suite eu envie de l’acheter, car j’apprécie les comics alternatifs américains.
L’ouvrage en lui-même est très beau, une imitation de carnet type Moleskine, avec son fil marque-page, ses carreaux, la case pour écrire ses coordonnées et même des simili-notes crayonnées de l’auteur à la fin.
L’impression globale que m’a laissé cette BD est celle du malaise : malaise de l’auteur, enfant nerd passionné par Spider-Man et John Romita, maltraité par ses camarades de classe, puis jeune auteur de BD sans succès et qui reste dans l’ombre des Daniel Clowes et autre Neil Gaiman, maltraité par les critiques, les lecteurs, les spectateurs des conférences et même parfois les chasseurs d’autographes !
Chaque petite histoire raconte une mésaventure, un malaise, si bien que moi-même j’étais très mal à l’aise une fois le livre fini, transposant un peu sur moi le mal-être de l’auteur. Agréable lecture néanmoins.
L’étranger de la plage
J’ai emprunté ce manga à ma fille, qui l’a adoré. Il raconte la romance gay entre un jeune écrivain et un adolescent mélancolique.
J’ai lu un chapitre, puis ça m’est tombé des mains. C’est très mièvre, vraiment roman à l’eau de rose, je n’accroche ni au dessin ni à l’histoire qui ne me semble pas crédible. Je ne sais pas comment ça se termine.
Donjon Monster – La bière supérieure
Depuis que Sfar et Trondheim ont relancé les séries Donjon, je les achète frénétiquement dès qu’ils sortent ! Encore une fois une lecture agréable, qui me fait sourire, mais qui n’atteint pas les sommets des premiers tomes.
Bien avant que Marvin le Rouge n’apparaisse, on voit qu’il ne faut pas prendre les lapins pour des enfants de chœur ! L’héroïne de ce tome, une gentille lapine un peu naïve au début, assassine sans état d’âme toute personne qui se met en travers de son chemin, tout en développant un business très lucratif. Humour et hémoglobine assurés.
Lupin III Anthology
Je ne connaissais pas ce personnage ni le dessin animé qui en a été tiré. C’est une curiosité amusante à lire.
Ça date des années 60/70, style de dessin qui ne ressemble pas au manga moderne, très « approximatif » mais qui contribue beaucoup au comique. C’est drôle, mais néanmoins parfois violent et salace.
And here are my weekend reads. Since I work intensely during the week, I compensate by doing nothing 😉
Spirou – L’espoir malgré tout
Despite my age, I never read Spirou in my youth, and it never attracted me more than that… But I loved « Le journal d’un ingénu » by Émile Bravo, and I continued with these three volumes in a row!
I really like the line of Émile Bravo, his Spirou too, very endearing. He is at the same time benevolent, protective, but also very naive, often overwhelmed by the events, the shenanigans of the adults, and by the feelings of love too, which he manages badly!
I find the character of Fantasio rather unbearable, voluntarily ugly and very stupid, but he too has two facets and gains in consciousness with the passing of time.
The 3 volumes are nice, with however a bit of didactic heaviness : we feel that the author uses Spirou to explain the horror of the war, the political genesis of it, as well as the anti-semitism, to a rather young public I guess. It makes each volume a little heavier, which is already very long, but it’s still pleasant to read on the whole.
Fritz the Cat
I only knew this Robert Crumb character by his mischievous look. And indeed, he’s quite a rascal! Diving into the America of the late 60’s, early 70’s with a cheeky cat, very sexually inclined, a bit of a rogue, a bit of a hustler, and often funny.
I liked it a lot. I also recently read Amerika by the same author, in this very nice edition from Cornelius.
The loneliness of the long distance cartoonist
I don’t remember where I heard Adrian Tomine’s name for the first time, but when I saw this book in an English-speaking bookstore in Paris, I immediately wanted to buy it, because I like American alternative comics.
The book itself is very beautiful, an imitation of a Moleskine type notebook, with its bookmark thread, its squares, the box to write your coordinates and even some pencilled simili-notes from the author at the end.
The overall impression I got from this comic book is one of discomfort: discomfort of the author, a nerdy kid with a passion for Spider-Man and John Romita, mistreated by his classmates, then a young unsuccessful comic book writer who remains in the shadow of Daniel Clowes and Neil Gaiman, mistreated by critics, readers, conference-goers and sometimes even autograph hunters!
Each little story tells a misadventure, a discomfort, so much so that I myself was very uncomfortable once the book was finished, transposing the author’s discomfort onto myself a little. A pleasant read nonetheless.
L’étranger de la plage
I borrowed this manga from my daughter, who loved it. It tells the gay romance between a young writer and a melancholic teenager.
I read one chapter, then it fell out of my hands. It’s very mawkish, really mushy, I don’t like the design nor the story which doesn’t seem credible. I don’t know how it ends.
Donjon Monster – La bière supérieure
Since Sfar and Trondheim relaunched the Donjon series, I frantically buy them as soon as they come out! Once again a pleasant read, which makes me smile, but which does not reach the heights of the first volumes.
Long before Marvin the Red appears, we see that rabbits are not to be taken for choirboys! The heroine of this volume, a nice rabbit who is a bit naive at the beginning, murders without a care in the world anyone who gets in her way, while developing a very lucrative business. Humor and hemoglobin guaranteed.
Lupin III Anthology
I was not familiar with this character or the cartoon that was based on it. It’s a fun curiosity to read.
It’s from the 60s/70s, a drawing style that doesn’t resemble modern manga, very « rough » but that contributes a lot to the comedy. It is funny, but nevertheless sometimes violent and salacious.