Les lectures de Farzad

Auteur : Farzad

  • Wanda Et La Vision: 4 histoires courtes chez Panini

    Après la pléthore de films du MCU (Marvel Cinematic Universe) et la série WandaVision que j’ai vue sur Disney récemment, un passage dans une grande libraire parisienne spécialisée dans les Comics ne pouvait se finir que par l’achat de ce petit fascicule publié par Panini.

    Je me suis dit naïvement que ça me permettrait de mieux découvrir ce couple étrange…

    Déception ! Alors oui j’ai bien rigolé, mais au second degré.

    Wanda et La Vision est très mauvais dans l’ensemble. Passe encore pour la première des quatre histoires, elle a un trait moderne, une colorisation sans bavure…

    … mais les trois suivantes des années 70 sont mauvaises au possible : dessin moche, dialogues dans queue ni tête (la traduction approximative doit aggraver ça), couleurs criardes et baveuses, psychologie de comptoir, décors inexistants, incohérence au sein même d’une histoire (sans parler de l’incohérence globale de l’univers)…

    Les personnages connus sont tellement laids (Thor, Iron Man, Vision…) que j’ai du mal à reconnaître les super-héros du MCU que j’ai appréciés.

    De plus, comme ils s’agit d’épisodes isolés et non d’histoires complètes, il y a plein d’astérisques qui renvoient vers d’autres comics qu’il faut avoir lu pour espérer comprendre ce qui ce passe : « Voir GSA 2« , « Voir GSA 3« , « Voir Dr Strange 7« , « Voir Avenger 127« , « Voir Defenders 1« … Ça m’a toujours donné l’impression qu’il faut avoir commencé la lecture dans les années 50 pour arriver à suivre 😂

    J’ai souri en lisant les histoires mais c’est plus de dérision que par l’effet d’un
    quelconque trait d’humour volontaire. Tout est écrit au premier degré, ou alors au troisième degré et c’est pour cela que ça m’a échappé ?

    Des fois je me demande comment les Américains peuvent lire ces m… 😅

  • Wanda and The Vision: 4 stories edited by Panini in French

    After the plethora of MCU (Marvel Cinematic Universe) movies and the WandaVision series I saw on Disney recently, a visit to a large Parisian bookstore specialized in comics could only end with the purchase of this little booklet published by Panini.

    I naively thought that it would allow me to better discover this strange couple…

    image

    Disappointing! So yes I laughed a lot, but in the second degree.

    Wanda and The Vision is very bad overall. It’s okay for the first of the four stories, it has a modern line, a smooth colorization…

    image

    … but the three following stories from the 70’s are as bad as possible: ugly drawing, dialogues with no sense (the rough French translation must make it worse), garish and slobbery colors, naive psychology, non-existent settings, incoherence within a story (not to mention the global incoherence of the universe)…

    The well-known characters are so ugly (Thor, Iron Man, Vision…) that I have a hard time recognizing the MCU superheroes I liked.

    image

    Moreover, as they are isolated episodes and not complete stories, there are a lot of asterisks that refer to other comics that you have to have read in order to understand what’s going on: « See GSA 2« , « See GSA 3« , « See Dr Strange 7« , « See Avenger 127« , « See Defenders 1« … It always gave me the impression that you have to have started reading in the 50’s to be able to follow 😂

    image

    I smiled when I read the stories, but it was more out of derision than by the effect of any deliberate line of humor. Everything is written in the first degree, or else in the third degree and that’s why I missed it?

    Sometimes I wonder how Americans can read this crap 😅

  • « Paul à Québec » de Michel Rabagliati

    Simonac ! Tu veux-tu améliorer ton vocabulaire québécois tout en lisant une histoire émouvante ? Alors lis donc « Paul à Québec ».

    Cette BD fait partie d’une série écrite par un auteur québécois couvert de prix. C’est d’ailleurs une amie québécoise qui me l’a offert. Une autre amie québécoise m’a dit ce matin avoir lu toute la série !

    Le récit commence pour moi comme un manuel gentillet pour apprendre à parler québécois (je me retrouve même à prendre l’accent québécois dans ma tête en lisant les expressions parfois incompréhensibles 🙂 ), tout en découvrant la belle-famille du héros, sans vraiment d’histoire : la première partie est assez contemplative.

    Puis, l’histoire bascule avec un évènement dramatique et devient très touchante jusqu’à la fin. C’est un récit intimiste, au cœur d’une famille de la ville de Québec, on est d’abord dans le présent, une grande fête familiale, chez le beau-père du narrateur, dont on découvre petit à petit que c’est lui la figure centrale de l’histoire, qui était d’abord centrée sur le narrateur. Le narrateur lui-même, Paul, illustrateur, est inspiré de la vie de l’auteur de la série de BD. Ensuite, l’histoire se centre sur le beau-père et on plonge notamment dans son enfance, son émancipation, sa vie active, ses réussites personnelles et professionnelles.

    Je n’en dis pas plus sur le tournant dramatique de l’histoire pour ne rien gâcher, sachez juste que je n’ai pas pu lâcher la BD une fois arrivée là et que j’ai dû tout finir avant de pouvoir me coucher, satisfait mais la gorge un peu nouée…

    Je suis super content que mon amie québécoise m’ait offert ce livre et je pense lire tous les autres. Je découvre même au passage que cette BD a donné naissance à un film !

  • « Paul à Québec » by Michel Rabagliati

    🇫🇷 Simonac ! Tu veux-tu améliorer ton vocabulaire québécois tout en lisant une histoire émouvante ? Alors lis donc « Paul à Québec ».

    image

    Note: I really don’t know if this comic book has been translated to English or even if it’d be as fun to read, because it’s full of typically French Canadian expressions and slang.

    This comic book is part of a series written by an award-winning author from the Québec province of Canada. It was given to me by a Canadian friend. Another Canadian friend told me this morning she has read the whole series!

    The story begins for me as a nice manual to learn how to speak « Québecois »
    (I even find myself taking the Quebec accent in my head by reading the expressions sometimes incomprehensible 🙂 ), while discovering the in-laws of the hero, without real history: the first part is quite contemplative.

    Then, the story switches with a dramatic event and becomes very touching until the end. It’s an intimate story, in the heart of a family in Quebec City, we are first in the Now, a great family celebration, at the home of the narrator’s father-in-law, who we discover little by little that he is the central figure of the story, which was initially centered on the narrator. The narrator himself, Paul, an illustrator, is inspired by the life of the author of the comic book series. Then the story focuses on the father-in-law, and we dive into his childhood, his emancipation, his active life, his personal and professional achievements.

    I won’t say any more about the dramatic turning point in the story so as not to spoil anything, just know that I couldn’t let go of the comic once I got there and had to finish everything before I could to go to bed, satisfied, but my throat a little tied up…

    I am super happy that my friend from Quebec gave me this book, and I think I will read all the others. I even discovered in passing that this comic book has given birth to a movie!

  • Métal Hurlant: Collection complète !

    Je viens enfin de réaliser un rêve d’adolescent, dont l’origine remonte à la sortie du film canadien « Heavy Metal », produit par Ivan Reitman et sorti en 1981 😍 Ce film d’animation, qui m’avait fortement marqué à l’époque, m’a fait découvrir le magazine français Métal Hurlant. J’ai déjà brièvement parlé de ce magazine dans un autre texte.

    J’étais à l’époque trop jeune pour le lire (11 ans) et n’avais donc que 5 ans quand le premier numéro est sorti en 1975. Mon beau-père en avait juste acheté un exemplaire à la sortie du film, copie qui a disparu depuis bien longtemps je ne sais où…

    Depuis, j’ai découvert et apprécié en BD, et aussi en films, les auteurs mythiques que sont Moebius, Druillet, Caza, Gotlib… Le temps a passé et, en 2019, sur un coup de tête, je me suis dit que j’allais acheter l’intégralité de la collection !

    J’ai commencé à acheter les premiers numéros sur eBay en octobre 2019, puis Rakuten et aussi un peu sur Le Bon Coin. Après presque un an et demi de recherche, j’ai trouvé et acheté fin février 2021 le seul numéro qui me manquait, le 145, avant-dernier numéro de piètre qualité mais très rare.

    J’ai pris avec fierté cette photo de famille qui regroupe les 132 numéros publiés de 1975 à 1987, les 12 numéros au format Comics US de 2002 à 2004, le numéro 146 final de 2006, plus 22 numéros hors-série ou spéciaux. Il me manque cependant les suppléments introuvables (carte postale, disque, lunettes 3D…) que quelques rares collectionneurs avisés, dont certains parmi vous sans doute, ont peut-être précieusement gardés 😉

    Anecdote amusante : j’ai partagé cette photo avec un message similaire sur le groupe Facebook “Fan de Métal Hurlant” et Jean-Pierre Dionnet en personne a liké et partagé ma photo 😍 J’ai aussi eu un like de Jean-Christophe Menu, le créateur de l’éditeur de BD L’Association 😎 C’est presque aussi bien qu’un autographe pour moi, ha ha !