Les lectures de Farzad

Auteur : Farzad

  • Lecture de bandes dessinées d’octobre 2021

    Quelques avis sur mes lectures récentes :

    Blacksad tome 6

    J’ai beaucoup aimé. C’est dans la continuité des précédents, je retrouve le même dessin, la même ambiance, le suspens et les rebondissements. Je trouve qu’il est du niveau des précédents, je suis juste un peu frustré de devoir attendre le tome 7 avec un cliffhanger.

    Les vieux fourneaux tome 2

    Je démarre la série avec beaucoup de retard car malgré les bonnes critiques que j’avais vues, la couverture avec les personnages vieux et moches ne me faisaient pas envie… J’ai acheté le tome 1 d’occasion et je n’ai pas regretté ! C’est vraiment très drôle et dynamique. D’ailleurs aujourd’hui j’ai hésité à acheter le tome 3, mais le Goldorak collector était tellement lourd et volumineux dans mon sac a dos que j’ai renoncé 😂

    Harleen

    Génial ! Non seulement le dessin est superbe, mais l’histoire et les personnages sont réussis. Je trouve l’histoire assez crédible et cohérente, en n’étant pas trop exigeant non plus. Chose surprenante, le Joker de Štjepan Sejić est presque beau dans le regard de Harleen Quinzel, alors que j’ai été habitué à des représentations repoussantes ou dérangeantes.

    Nausicaä tome 4

    Très sympa, j’aime bien cette série. Mais comme je lis chaque tome avec une grande distance temporelle, je commence à avoir du mal à suivre l’intrigue et les différents protagonistes : qui est « méchant », qui est « gentil » ? Je retombe sur mes pieds au bout de quelques pages et la lecture reste agréable.

    Thérapie de groupe tome 1

    Décidément Larcenet aime bien mettre ses troubles psychologiques en BD ! Je l’ai acheté parce que le thème de la psychologie de l’auteur et des névroses m’intéresse. Je le trouve moins sympa que le Combat ordinaire ou Retour à la terre, je souris plus que je ne ris, mais j’ai quand-même acheté le tome 2 aujourd’hui pour voir si ça s’améliorera.

    Le Jardin, Paris

    C’est une BD que ma grande fille, artiste amateur, a acheté parce qu’elle suit l’autrice sur Instagram. On l’a acheté chez Super Héros Paris et on a été agréablement surpris de trouver dedans un marque page signé et numéroté 😍 Le dessin est sympa mais je trouve l’histoire un peu étrange, ce garçon prénommé Rose, élevé dans un cabaret et qui s’épanouit en dansant, mettant en avant sa part féminine. Je n’ai pas complètement accroché, mais ça se lit bien. Je n’arrive pas à me mettre dans la tête des personnages, leur psychologie me semble étrange. Et quand cet homme, riche et beau, s’attache à Rose qui semble être un adolescent, c’est une alarme « pédophilie » qui résonne dans ma tête alors que l’autrice parle d’une belle romance…

    Tout ce qui reste de nous

    Encore un choix de ma grand fille a qui la couverture a plu. Les trois histoires sont étranges, elles se passent dans un univers un peu futuriste, la troisième a même pour cadre de la science-fiction, mais à chaque fois c’est surtout l’onirisme, l’attachements des personnages, l’amour, qui est le thème principal de l’autrice. Là j’ai vraiment eu du mal à rentrer dedans, je pense que je n’ai pas compris le message de l’autrice et suis très mitigé…

  • October 2021 Comic Book Reading

    Some opinions on my recent readings:

    Blacksad 6

    Blacksad volume 6

    I really liked it. It is in the continuity of the previous ones, I find the same drawing, the same atmosphere, the suspense and the twists. I think it is on the level of the previous ones, I am just a little frustrated to have to wait for volume 7 with a cliffhanger.

    Les vieux fourneaux 2

    Les vieux fourneaux volume 2

    I started the series with a lot of delay because despite the good reviews I had seen, the cover with the old and ugly characters didn’t make me want to read it… I bought the volume 1 second hand and I didn’t regret it! It’s hilarious and dynamic. Today I hesitated to buy volume 3, but the Goldorak collector was so heavy and bulky in my backpack that I gave up 😂

    Harleen - Nausicaä 4

    Harleen

    Great! Not only is the artwork great, but the story and characters are successful. I find the story quite believable and coherent, not being too demanding either. Surprisingly, Štjepan Sejić’s Joker is almost beautiful in Harleen Quinzel’s eyes, whereas I’ve been used to repulsive or disturbing depictions.

    Nausicaä volume 4

    Very nice, I like this series. But as I read each volume with a great temporal distance, I start to have trouble following the plot and the different protagonists: who is « bad », who is « good »? I fall back on my feet after a few pages and the reading remains pleasant.

    Thérapie de groupe 1 -  Le jardin Paris - Tout ce qui reste de nous

    Thérapie de groupe volume 1

    Larcenet really likes to put his psychological troubles in comics! I bought it because the theme of the author’s psychology and neuroses interests me. I find it less nice than « Le combat ordinaire » or « Retour à la terre », I smile more than I laugh, but I still bought volume 2 today to see if it will improve.

    Le Jardin, Paris

    This is a comic that my eldest daughter, an amateur artist, bought because she follows the author on Instagram. We bought it at Super Héros Paris, and we were pleasantly surprised to find a signed and numbered bookmark inside 😍

    The drawing is nice but I find the story a bit strange, this boy named Rose, raised in a cabaret and who thrives on dancing, putting forward his feminine part. I didn’t get completely hooked, but it’s a good read. I can’t get into the heads of the characters, their psychology seems strange to me. And when this man, rich and handsome, gets attached to Rose who seems to be a teenager, it’s a « pedophilia » alarm that rings in my head while the author talks about a beautiful romance…

    Tout ce qui reste de nous

    Again a choice of my eldest daughter who liked the cover. The three stories are strange, they take place in a futuristic universe, the third one is even set in science-fiction, but each time it’s mainly the dreamlike, the attachment of the characters, the love, which are the main themes of the author. Here I really had a hard time getting into the stories, I think that I did not understand the message of the author and am left with mixed feelings…

  • « Imbattable » de Pascal Jousselin

    Une lecture légère avec Imbattable de Pascal Jousselin. Mes jumeaux avaient eu le tome 1 en cadeau il y a un an et on a acheté le 2 parce qu’on a adoré.

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    M. Imbattable est le seul vrai héros de bande dessinée ! En effet il est le seul qui sait qu’il est dans une bande dessinée (à l’exception de Dead Pool) et peut regarder les prochaines cases à l’avance, s’y déplacer, lancer des objets entre les cases, traverser la feuille pour interagir avec la page suivante ou précédente…

    Il est très nonchalant, toujours en train d’accomplir une tâche banale (acheter une baguette, sortir la poubelle, tondre la pelouse…) quand un méchant ou un professeur fou viennent troubler son quotidien, et bien évidemment il gagne à tous les coups.

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    Je viens de finir le tome 2, j’ai adoré. Les gags visuels du tome 2 sont souvent plus tordus que ceux du premier tome, il faut faire une vraie gymnastique intellectuelle parfois, relire, lire les cases à rebours… mais c’est toujours très drôle.

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    Et un an après, en avril 2021, nous avons tous sauté sur le tome 3 ! Toujours aussi drôle,
    encore plus inventif et même émouvant dans une des histoires avec un détail essentiel que
    je n’ai vu qu’à la dernière case et qui change tout !

  • « La Tour » d’Uwe Tellkamp

    « La Tour » d’Uwe Tellkamp

    Voici une lecture idéale en période de confinement ou de couvre-feu, un roman-fleuve de 960 pages !
    Mais en même temps qui a envie de se lancer spontanément dans la lecture d’un livre d’un
    auteur allemand, Uwe Tellkamp, chirurgien né en ex-RDA, qui raconte de façon romancée son enfance et la
    fin de la RDA ? A priori pas moi !

    Les circonstances sont cependant particulières, c’est une amie et ex-collègue, allemande née à Dresde,
    lieu où se déroule quasiment toute l’action du livre, qui me l’a offert :smiley: J’ai attendu
    d’avoir un peu de temps libre pour le lire, avant de commencer un nouveau travail, et je ne l’ai
    plus lâché tellement c’était passionnant !

    L’histoire se déroule dans un quartier bourgeois de Dresde appelé « La Tour ». La ville elle-même, assez
    bourgeoise, paraît anachronique dans cette Allemagne de l’Est qui essaie de gommer les différences
    sociales et de richesse en nivelant par le bas. Le héros principal, Christian Hoffmann est lycéen, fils
    d’un chirurgien réputé, médecin-chef d’un hôpital de la ville. Il a une famille nombreuse, elle-même
    entourée de nombreux voisins et d’amis dont nous suivons les péripéties. Il y a tellement de
    personnages que j’ai même fait une liste dans une note afin de pouvoir m’y retrouver.

    La ville en elle-même est un personnage de l’histoire, ainsi que les nombreuses « maisons
    collectives », imposées dans le régime communiste, dans lesquelles vivent les protagonistes.
    Ces maisons portent des noms poétiques : « La Caravelle », « La maison des mille yeux »,
    « La maison italienne », « La maison Wolfsstein », « La maison de l’étoile du soir »,
    « La maison de la toile d’araignée », « La maison des dauphins »…

    Le roman est trois choses à la fois :

    • un récit d’initiation de ce jeune garçon qui grandit et s’adapte, en contournant les règles comme

      tout le monde, à ce régime communiste répressif ;
    • la description absurde de ce régime communiste bureaucratique, délirant, oppressif et mourant à la fois, que l’on découvre à travers les aventures des autres personnages ;
    • des moments poétiques quand on lit les écrits personnels de Meno Rohde, oncle de Christian, éditeur et correcteur dans

      une maison d’édition, coincée entre les règles de censure du régime communiste et l’envie de liberté

      de certains écrivains.

    Il y a partout un paradoxe dans la vie des personnages. L’auteur a ainsi voulu restituer les tensions
    de ce régime communiste qui va disparaître mais qui ne le sait pas encore. Les gens se cachent pour
    parler, de peur d’être espionnés par des taupes de la Stasi ou des micros cachés. Même le cousin,
    qui a pris sa carte du Parti Communiste, est peut-être une taupe ? Alors on a beau être tous
    ensemble dans une fête d’anniversaire, on doit faire attention à ne pas parler trop fort…

    Christian joue du violon, sur un violon ordinaire, mais il faut que son oncle et lui aillent dans un
    bureau spécial pour faire certifier que le violon n’a pas une valeur importante, auquel cas l’état
    va le confisquer ! On suit le parcours absurde des héros dans un bâtiment administratif immense,
    un labyrinthe, où chaque pièce porte un numéro cryptique, pour finalement faire la queue au bon endroit…
    Et même si l’expert teste rapidement le violon et déclare avec dédain qu’il n’a aucune valeur, il
    refuse de tester l’archet et oblige les protagonistes à refaire la queue un long moment avant de
    certifier l’archet, de nouveau avec dédain !

    Tout le roman est décalé, parfois absurde, avec des pauses poétiques qui permettent d’échapper à
    la lourdeur du régime dictatorial. On rit, on pleure, on a des moments d’espoir,
    on s’arrache les cheveux devant les
    absurdités de ce monde… et on sent bien à travers ce livre que l’Allemagne de l’Est vit ses
    dernières années.

    C’est un très bon roman, je l’ai bien aimé même s’il est parfois difficile à lire, et je le
    recommande à ceux qui veulent découvrir un peu la vie dans l’ex-RDA. Il y a un bon article du Monde de 2012 qui décrit bien le
    roman, pour ceux qui hésitent avant de se lancer dans la lecture de 960 pages.

  • “The Tower” by Uwe Tellkamp

    “The Tower” by Uwe Tellkamp

    Here is an ideal book in times of confinement or curfew, a novel of 960 pages! But at the same time, who wants to spontaneously start reading a book by a German author, Uwe Tellkamp, a surgeon born in the former GDR, who tells the story of his childhood and the end of the GDR? In principle, not me!

    But the circumstances are however particular, it’s a friend and ex-colleague who offered it to me :smiley:
    She was born in Dresden, the place where almost all the action of the book takes place. I waited to have some free time to read it, before starting a new job, and I didn’t let it go any more because it was so fascinating!

    The story takes place in a middle-class district of Dresden called « The Tower ». The city itself, quite bourgeois, seems anachronistic in this East Germany which tries to erase social and wealth differences by leveling down. The main hero, Christian Hoffmann, is a high school student, son of a renowned surgeon, head doctor of a city hospital. He has a large family, itself surrounded by many neighbors and friends whose adventures we follow. There are so many characters that I even made a list in a note so that I could find my way around.

    The town itself is a character in the story, as well as the many « collective houses », imposed in the communist regime, in which the protagonists live. These houses have poetic names: « The Caravelle », « The House of a Thousand Eyes », « The Italian House », « The Wolfsstein House », « The House of the Evening Star », « The House of the Spider’s Web », « The House of Dolphins »…

    The novel is three things at once:

    • a story of initiation of this young boy who grows up and adapts, bypassing

      the rules like everyone else, to this repressive communist regime;
    • the absurd description of this bureaucratic, delirious, oppressive and dying communist regime, which we discover through the adventures of the other characters;
    • poetic moments when we read the personal writings of Meno Rohde,

      a publishing house, caught between the regime’s rules of censorship and

      of certain writers.

    There is a paradox everywhere in the lives of the characters. The author wanted to restore the tensions of this communist regime that will disappear but does not know it yet. People hide to talk, for fear of being spied on by Stasi moles or hidden microphones. Even the cousin, who has taken his Communist Party card, is perhaps a mole? So even though we are all together at a birthday party, we have to be careful not to speak too loudly…

    Christian plays the violin, on an ordinary violin, but he and his uncle have to go to a special office to have the violin certified as not being of significant value, in which case the state will confiscate it! We follow the absurd journey of the heroes in a huge administrative building, a labyrinth, where each room has a cryptic number, to finally get in line at the right place…
    Even if the expert quickly tests the violin and declares with disdain that it has no value, he refuses to test the bow and obliges the protagonists to queue again for a long time before certifying the bow, again with disdain!

    The whole novel is offbeat, sometimes absurd, with poetic pauses that allow one to escape the heaviness of the dictatorial regime. We laugh, we cry, we have moments of hope, we tear our hair out at the absurdities of this world…, and we feel through this book that East Germany is living its last years.

    It is a very good novel, I liked it even if it is sometimes difficult to read, and I recommend it to those who want to discover a little about life in the former GDR. There is a good French article in Le Monde from 2012 that describes the novel well, and a nice summary in English on Amazon, for those who hesitate before embarking on reading 960 pages.