Les lectures de Farzad

Étiquette : Sociologie

Articles explorant les dynamiques sociales, les cultures et les interactions au sein de la société. / Posts exploring social dynamics, cultures, and interactions within society.

  • Les Origines, “Pourquoi devient-on qui l’on est ?” par Gérald Bronner

    Les Origines, “Pourquoi devient-on qui l’on est ?” par Gérald Bronner

    Après de nombreuses lectures plus techniques (livres d’informatique) ou plus légères
    (bandes dessinées), voici un livre de sociologie, qui est à la fois un témoignage
    personnel, que j’ai trouvé excellent et vraiment essentiel dans la période actuelle.
    Il est de plus très rapide à lire, 186 pages que j’ai dévorées pour moité dans les transports
    un soir et à la maison le lendemain matin !

    Les origines

    J’ai d’autant plus apprécié ce livre que j’ai vu Gérald Bronner quelques mois
    auparavant dans un cycle de conférences au MK2 Odéon intitulé
    « Pourquoi les croyances ne disparaîtront-elles pas ? », et l’auteur m’a
    dédicacé le présent livre 🤩

    En partant de ses propres origines, qu’il nous décrit subjectivement, avec la charge
    de l’émotion, mais sans aucun storytelling ou mensonge comme certains auteurs qu’il
    dénonce justement, Bronner se pose la question de ce qui fait de nous ce que nous
    sommes : est-ce nos origines, est-ce la méritocratie, ou bien est-ce plus complexe
    que cela ?

    Bien évidement la réponse est complexe, et non pas binaire comme certaines personnes
    voudraient nous le faire croire !

    Les personnes qui sont sorties de leur milieu d’origine,
    généralement modeste, pour évoluer dans un milieu plus bourgeois, plus intellectuel sont
    les « transclasses », et Gérald Bronner en fait partie.
    Or il y a en effet une mode parmi les transclasses (qu’on appelle d’ailleurs parfois
    « transfuge de classe », mot très chargé d’un sens négatif et d’une notion de trahison…) de
    présenter leurs origines sous une forme misérabiliste, voire d’avoir honte d’avoir changé de classe sociale.

    C’est cette lecture simpliste et négative que Bronner dénonce et démonte dans son livre,
    avec des arguments basés sur sa propre histoire, subjective donc, mais aussi sur des
    recherches sérieuses, notamment en sociologie.

    Et c’est un plaisir de voir Bronner démonter et moquer certains de ces auteurs
    misérabilistes insupportables, comme Édouard Louis et Annie Ernaux. Le passage
    décrivant tous les mensonges qu’Édouard Louis a racontés sur sa famille est un délice !
    Le voici :

    Sans me prononcer sur la qualité littéraire du texte, le parcours mythogénétique de l’écrivain est tout à fait exemplaire. Il publie, en 2014, à l’âge de 21 ans, alors qu’il est étudiant en sociologie et imprégné de la vision bourdieu- sienne du monde, un livre très remarqué, En finir avec Eddy Bellegueule, où il décrit une enfance cauchemardesque dans un milieu homophobe gangréné par l’alcoolisme et la misère. Un prototype de récit doloriste qui, par contraste, auréole le narrateur d’héroïsme social. Son roman autobiographique a créé un énorme malaise à Hallencourt, le petit village de la Somme dans lequel l’écrivain a grandi. Un journaliste du Courrier picard écrit : << Installée aujourd’hui dans un pavillon propret à l’entrée d’Hallencourt, la vraie famille d’Édouard Louis n’a, à première vue, pas grand-chose à voir avec celle à la Germinal, misérable, inculte et vulgaire, décrite dans le roman. »

    Annie Ernaux, d’autres auteurs, ainsi que le trop célèbre sociologue manipulateur
    Pierre Bourdieu sont décortiqués et leur propos fallacieux démontés de la même façon.

    Le livre fait également un détour par l’analyse de la pensée conspirationniste, car
    c’est un thème qui n’est en effet pas très éloigné de celui de la mythologie des
    transclasses : diviser le monde en « gentils pauvres » et « méchants riches / dominants », et affirmer que cette seconde catégorie maintient volontairement la
    première dans la servitude, comme le font certains transclasses ou les soutiens
    misérabilistes des transclasses, est une théorie conspirationniste infondée.

    Pour toutes ces raisons, parce que la mode est au misérabilisme, au populisme,
    à la manipulation des opinions, je pense que la lecture de ce livre est essentielle.

  • Esprit critique, universalisme et laïcité

    Esprit critique, universalisme et laïcité

    Introduction

    En ces temps paradoxalement obscurantistes, alors que la science, la société et les connaissances ne font que progresser, je pense que les trois lectures suivantes sont indispensables.

    Les connaissances humaines progressent dans tous les domaines, que ce soit en sciences dures ou en sciences sociales, le monde est globalement de plus en plus en paix, nous avons de plus en plus d’informations factuelles à notre disposition…

    Et pourtant il y a de plus en plus de gens qui croient à des théories complotistes toutes plus débiles les unes que les autres ! D’autres catégories de menteurs professionnels veulent monter les gens les uns contre les autres en fonction de leur race, sexe, couleur de peau. Et une troisième catégorie de menteurs, qui croise souvent les deux autres, veut une résurgence de la religion ainsi que tous les maux qui vont avec : rejet des sciences, recul social, recul du droit des femmes, violence, manipulation…

    Une des causes plausibles est la quantité d’information haineuse, mensongère et complotiste que l’on trouve sur les réseaux sociaux. Depuis un an ou deux, je trouve la lecture des informations anxiogènes et, même si j’ai fait du ménage dans mes flux d’informations sur les réseaux sociaux, les gens positifs, universalistes et sensés que je suis, postent des messages virulents en défense de la rationalité, de la laïcité, des droits humains, ou repartagent pour les critiquer les messages haineux et mensongers des gens que je ne veux pas suivre.

    Mais alors qu’il y a tant d’informations nuancées et factuelles à portée de clic, pourquoi lisons-nous plus les articles mensongers , agressifs ou complotistes ?

    Il devient impossible de se faire entendre en tant qu’universaliste et rationnel sans devoir hausser le ton. Que se passe-t-il ? :worried:

    Apocalypse cognitive

    Apocalypse cognitive

    Pour pouvoir comprendre un peu ce qui se passe, la lecture d’Apocalypse Cognitive de Gérald Bronner, sociologue réputé (et vivement critiqué par les pseudo-sociologues d’extrême-gauche, c’est un bon signe !) me semble indispensable. J’ai déjà lu plusieurs de ses livres et j’en ai brièvement parlé ici :

    Celui-ci est dans la même veine : assez facile à lire (pas de vocabulaire et de concepts abscons) et salutaire. Même si encore une fois l’auteur n’apporte pas de solution miracle, il explique d’où vient le problème (encore une fois notre pauvre cerveau) et des pistes d’actions pour nous et pour nos gouvernants.

    Cet article de France Culture explique parfaitement le thème du livre :

    La situation est inédite. Jamais, dans l’histoire de l’humanité, nous n’avons disposé d’autant d’informations et jamais nous n’avons eu autant de temps libre pour y puiser loisir et connaissance du monde. Nos prédécesseurs en avaient rêvé : la science et la technologie libéreraient l’humanité. Mais ce rêve risque désormais de tourner au cauchemar. Le déferlement d’informations a entraîné une concurrence généralisée de toutes les idées, une dérégulation du « marché cognitif » qui a une fâcheuse conséquence : capter, souvent pour le pire, le précieux trésor de notre attention. Nos esprits subissent l’envoûtement des écrans et s’abandonnent aux mille visages de la déraison.

    Victime d’un pillage en règle, notre esprit est au cœur d’un enjeu dont dépend notre avenir. Ce contexte inquiétant dévoile certaines des aspirations profondes de l’humanité. L’heure de la confrontation avec notre propre nature aurait-elle sonné ? De la façon dont nous réagirons dépendront les possibilités d’échapper à ce qu’il faut bien appeler une menace civilisationnelle.

    Voici un passage du livre que j’ai particulièrement aimé :

    Apocalypse cognitive

    Apocalypse cognitive

    Apocalypse cognitive

    En seulement six pages, Gérald Bronner déboulonne les fanboys de Jean-Jacques Rousseau, les décroissants, les marxistes, les woke pour qui tout est construction sociale, les utopistes naïfs…

    Je trouve en effet qu’on vénère trop Jean-Jacques Rousseau en France, vu les bêtises qu’il dit sur « _l’homme bon par nature perverti par la civilisation_ ». Ses propos faisaient peut-être sens avec le niveau de connaissance scientifique limité de son temps mais, à notre époque, c’est absurde ! J’ai gardé un mauvais souvenir de mes cours de philosophie dans lesquels on nous répétait « Rousseau… l’homme sauvage bon… blah blah… » jusqu’à la nausée.

    Note : J’ai lu tout à l’heure cet article de Yascha Mounk, « Facebook et la panique morale ». Il dit qu’il ne faut pas imputer aux seuls réseaux sociaux l’hystérisation des débats. Il a raison de dire que Facebook n’est pas le seul fautif, mais les Metaverses de Facebook sont un amplificateur des travers cognitifs que Gérald Bronner décrit.

    Dans tous les cas, la lecture d’Apocalypse Cognitive est salutaire !

    Le bêtisier du laïco-sceptique

    Le bêtisier du laïco-sceptique

    Lecture suivante, qui complète très bien la précédente. Petit livre sous forme de questions-réponses avec un extrait des textes majeurs sur la laïcité en fin d’ouvrage : Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, loi de séparation de l’Église et de l’État de 1905, loi sur la liberté de la presse de 1881…

    « Le bêtisier du laïco-sceptique » de Renée Fregosi, Nathalie Heinich, Virginie Tournay et Jean-Pierre Sakoun est édité par le Comité Laïcité République

    Le bêtisier du laïco-sceptique

    Ce comité vient d’ailleurs de remettre récemment les Prix de la Laïcité 2020 et 2021. Le maître de cérémonie n’est autre que Gérald Bronner et une des lauréates 2021 Rachel Khan, dont je parle du livre plus bas. Moi j’y vois un très bon choix, qui montre que les thèmes de tous ces livres sont liés. Mais peut-être que d’autres y verront justement… un complot ! :sweat_smile:

    Je disais plus haut que notre époque, qui devrait être de plus en plus rationnelle avec le progrès des connaissances, devient paradoxalement plus obnubilé par les religions, et je le regrette. Cette résurgence du fait religieux amène les intégristes, les grenouilles de bénitier et tous les idiots utiles des religions à déformer la laïcité à la française et à lui faire dire des choses fausses, voire à la diaboliser !

    Ce livre remet les choses à leur place : il n’y a qu’une seule laïcité, elle est présente dans notre histoire depuis la Révolution Française, et elle n’est pas contre les religions. Par contre, elle remet les religions là où elles devraient rester, dans la sphère privée, et elle défend la liberté de croire et de ne pas croire.

    Les dessins de Xavier Gorce, victime collatérale du wokisme croissant du journal Le Monde, illustre très bien cet article.

    Racée

    Racée

    Troisième lecture salutaire, « Racée » de Rachel Khan, qui a emporté le Prix National de la Laïcité 2021. J’évoquais précédemment le wokisme et l’émergence des Théories Critiques sur la race, le sexe, le genre, etc. C’est tout ce que Rachel Khan dénonce dans son livre avec humour et intelligence.

    Racée

    Elle qui est issue d’un melting-pot, père gambien, mère française d’origine juive polonaise, « _Afro-Yiddish tourangelle_ », refuse les assignations identitaires. Elle est universaliste et démonte dans ce livre toute la haine indigéniste et racialiste qui émerge en France et dans d’autres pays.

    Conclusion

    Ces trois livres vont vraiment bien ensemble, l’actualité de la remise du Prix de la laïcité renforce encore plus les connivences intellectuelles entre les trois thèmes.

    Les trois ouvrages sont globalement positifs et leur lecture apaise, plutôt que d’attiser la haine comme beaucoup de contenu dans les réseaux sociaux ou les médias en ce moment. Je les recommande chaudement aux personnes qui s’intéressent à l’esprit critique et à l’universalisme.

  • Critical thinking, universalism and secularism

    Critical thinking, universalism and secularism

    Introduction

    In these paradoxically obscurantist times, even though science, society and knowledge progress faster than ever, I think the following three readings are a must.

    Cover

    Human knowledge is progressing in all fields, whether in hard sciences or in social sciences, the world is globally more and more at peace, we have more and more factual information at our disposal…

    And yet there are more and more people who believe in conspiracy theories, each one more stupid than the other! Other categories of professional liars want to pit people against each other according to their race, gender, skin color. And a third category of liars, which often crosses the two others, wants a resurgence of religion and all the evils that go with it: rejection of science, social regression, regression of women’s rights, violence, manipulation…

    One of the plausible causes is the amount of hateful, misleading and conspiracy information that can be found on social networks. For the last year or two, I have found reading the news anxiety-provoking and, even though I have cleaned up my newsfeeds on social networks, the positive, universalist and sensible people I am, post virulent messages in defense of rationality, secularism, human rights, or re-share to criticize them the hateful and misleading messages of people I don’t want to follow.

    But when there is so much nuanced and factual information at our fingertips, why do we read more of the misleading, aggressive or conspiracy-oriented articles?

    It becomes impossible to be heard as a universalist and rationalist without raising our voice. What’s going on? :worried:

    Apocalypse cognitive

    Apocalypse cognitive

    In order to understand a little bit what is going on, the reading of Apocalypse Cognitive by Gérald Bronner, a famous sociologist (and strongly criticized by the pseudo-sociologists of the extreme left, that’s a good sign!) seems to me indispensable. I have already read several of his books, and I have briefly talked about them here:

    This one is in the same vein: quite easy to read (no hard vocabulary or abstruse concepts) and salutary. Even if once again the author doesn’t bring a miracle solution, he explains where the problem comes from (once again our poor brain) and gives us and our leaders some ways to act.

    This article by France Culture, in French, explains perfectly the theme of the book:

    The situation is unprecedented. Never in the history of mankind have we had so much information at our disposal and never have we had so much free time to draw leisure and knowledge of the world. Our predecessors dreamed that science and technology would liberate humanity. But this dream may now turn into a nightmare. The flood of information has led to a generalized competition of all ideas, a deregulation of the « cognitive market » which has an unfortunate consequence: to capture, often for the worse, the precious treasure of our attention. Our minds are under the spell of the screens and give in to the thousand faces of unreason.

    Victim of a plundering in rule, our spirit is in the middle of a stake on which our future depends. This disturbing context reveals some of the deepest aspirations of humanity. Is it time to confront our own nature? On the way we react will depend the possibilities to escape from what we must call a civilizational threat.

    Here is a passage from the book that I particularly liked, in French:

    Apocalypse cognitive

    Apocalypse cognitive

    Apocalypse cognitive

    I find indeed that Jean-Jacques Rousseau is too much venerated in France, considering the nonsense he says about « man is good by nature, but perverted by civilization ». His words might have made sense with the limited scientific knowledge of his time, but in our time, it is absurd! I have a bad memory of my philosophy classes in which we were told about « *Rousseau… the good savage man… blah blah… » until we were nauseated.

    Note : I read earlier this article by Yascha Mounk, « Facebook and the moral panic ». He says that we should not blame the hysterization of debates only on social networks. He is right to say that Facebook is not the only culprit, but Facebook’s Metaverses are an amplifier of the cognitive failings that Gérald Bronner describes.

    In any case, the reading of Apocalypse Cognitive is salutary!

    Le bêtisier du laïco-sceptique

    Le bêtisier du laïco-sceptique

    Next reading, which completes the previous one very well. A small book in the form of questions and answers with an extract from the major texts on secularism at the end of the book: Declaration of the Rights of Man and of the Citizen of 1789, Law of Separation of Church and State of 1905, Law on the Freedom of the Press of 1881…

    « Le bêtisier du laïco-sceptique » by Renée Fregosi, Nathalie Heinich, Virginie Tournay and Jean-Pierre Sakoun is published by the Comité Laïcité République.

    Le bêtisier du laïco-sceptique

    This committee has just recently awarded the 2020 and 2021 Secularism Awards. The master of ceremonies is none other than Gérald Bronner and one of the 2021 laureates Rachel Khan, whose book I talk about below. I see it as a very good choice, showing that the themes of all these books are linked. But maybe others will see it as… a plot! :sweat_smile:

    I said above that our time, which should be more and more rational with the progress of knowledge, becomes paradoxically more obsessed by religions, and I regret it. This resurgence of the religious fact leads the fundamentalists, the believers and all the idiotic allies of religions (The Regressive Left generally speaking) to deform the French secularism and to make it say false things, even to demonize it!

    This book puts things in their place: there is only one secularism, it has been present in our history since the French Revolution, and it is not against religions. On the other hand, it puts religions back where they should remain, in the private sphere, and it defends the freedom to believe and not to believe.

    The drawings of Xavier Gorce, collateral victim of the growing wokism of the newspaper Le Monde, illustrate very well this article.

    Racée

    Racée

    Third salutary reading, Rachel Khan’s Racée, which won the National Secularism Award 2021. I mentioned earlier wokism and the emergence of Critical Theories on race, sex, gender, etc. This is what Rachel Khan denounces in her book with humor and intelligence.

    Racée

    She comes from a melting pot, with a Gambian father and a French mother of Polish-Jewish origin, « _Afro-Yiddish Tourangelle_ », and refuses to accept identity-based distinctions. She is a universalist and dismantles in this book all the indigenist and racialist hatred that is emerging in France and in other countries.

    Conclusion

    These three books go really well together, the news of the awarding of the Prix de laïcité reinforces even more the intellectual connivance between the three themes.

    All three books are overall positive and calming to read, rather than stirring up hatred like a lot of content in social networks or the media right now. I highly recommend them to people who are interested in critical thinking and universalism.

  • “Le danger sociologique” de Gérald Bronner et Étienne Géhin

    J’ai lu « Le danger sociologique » de Gérald Bronner et Étienne Géhin. Les deux auteurs sont sociologues, Bronner notamment est assez connu et réputé, il écrit régulièrement des articles de très bonne qualité, notamment dans Sciences & Pseudo-sciences, ou plus récemment dans Marianne.

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    Pour résumer, l’ouvrage est une critique d’une certaine forme de sociologie dite « _holistique_ » qui fait la part belle au déterminisme sociale et ignore les composantes psychologiques des faits sociaux ou les apports des neurosciences, versus la sociologie « _analytique_ » qui les intègre dans son champs. La sociologie de Bourdieu (déterminisme social) est plutôt menée à mal dans cet ouvrage, ainsi que celle d’Edgar Morin (qui croit à la magie et à la noosphère… 😠).

    Le livre est bien étayé, de nombreuses références et des exemples concrets qui permettent de découvrir la sociologie, mais il reste assez difficile à lire même s’il est passionnant.

    Je le recommande à ceux que le sujet intéresse, mais aussi parce que les enjeux abordés sont des sujets majeurs de société (déterminisme social, les complots, l’État, le grand méchant Capital, la société vue comme une entité pensante, etc.) et je pense qu’utiliser les mauvais outils sociologique est dangereux pour notre avenir.

    La sociologie sans réductionnisme
    Aujourd’hui, 7 mars 2020, la journaliste Aude Favre, créatrice de la chaîne Youtube Aude WTFake et débunkeuse de Fake News, a fêté les 3 ans de sa chaîne et rendu hommage à Gérald Bronner comme étant l’inspirateur de sa première vidéo.

    Je suis content de voir que sa pensée rationnelle et sa vision de sa sociologie arrive à se faire entendre nos jours, notre époque étant très versée dans le relativisme de la vérité, le complotisme et la promotion de pseudo-sociologues, vrais militants dangereux, comme Laurent Mucchielli, Geoffroy de Lagasnerie, le couple Pinçon-Charlot…