Les lectures de Farzad

Étiquette : Personal

Articles plus intimes ou réflexions personnelles sur des sujets variés.

  • Charlie Hebdo: 2015-2020

    Charlie Hebdo: 2015-2020

    Five years ago, between the 7th and 9th of January 2015, 3 islamic terrorists killed 17 people in France: journalists, cartoonists, police officers, customers, in the name of their sick beliefs. Some of these people, like the economist Bernard Maris and the cartoonists Cabu or Wolinski were people I really like. Cabu for example appeared in a TV show for kids that I loved in the 80’s. These were all nice people.

    “It’s everybody’s fault: the Republic’s fault, the Occident’s fault, the Capitalism’s fault… but not terrorists’ fault”

    Immediately after the tragic events, someone, whom I thought was part of my family, wrote multiple posts on Facebook saying that terrorism was not due to, well… islamic terrorists, but to “Capitalism”, to “injustice” or some other scapegoats. He wrote that Charlie Hebdo was a racist magazine, that we should not unite under the “values of the Republic”, because the Republic is capitalistic, that criticising a religion is racism and went on, promoting Marxism…

    My wife and I were shocked. We tried to respond to his sickening messages but only ended being blocked by a few people from my own family who supported him, and being ignored forever by them…

    A few months later, in November 2015, the unspeakable happened again in Paris, more than 130 people were killed and 400 injured. Again in the name of Islam…

    It is this same sick religious belief that has changed my native country, Iran, into a murderous dictatorship 40 years ago.

    Fluctuat Nec Mergitur

    Fluctuat Nec Mergitur

    My Facebook and Twitter profile picture dates from that time. It’s a drawing by the talented artist Joann Sfar.
    It is the Latin motto of Paris,
    Fluctuat Nec Mergitur”,
    “[she] is rocked [by the waves], but does not sink”. I have not changed it in five years.

    We live in a free country, blasphemy does not exist, we are free to think and debate ideas, beliefs, and to criticize them. Nothing has changed, we will not sink.

    Five years later, I will not let any political or religious ideology threaten my freedom.

    Five years later, I will not forgive people who support the unspeakable in the name of their own sick ideology.

    #JeSuisCharlie

  • Charlie Hebdo: 2015-2020

    Charlie Hebdo: 2015-2020

    Il y a cinq ans, entre le 7 et le 9 janvier 2015, 3 terroristes islamistes ont tué 17 personnes en France : journalistes, dessinateurs, policiers, clients de magasin, au nom de leurs croyances malades. Certaines de ces personnes, comme l’économiste Bernard Maris et les dessinateurs Cabu ou Wolinski étaient des personnes que j’aime beaucoup. Cabu, par exemple, animait une émission de télévision pour enfants que j’aimais beaucoup dans les années 80. Tous étaient des gens bien.

    « C’est la faute de tout le monde : la faute de la République, la faute de l’Occident, la faute du Capitalisme… mais pas celle des terroristes »

    Immédiatement après ces événements tragiques, quelqu’un, que je croyais faire partie de ma famille, a écrit de nombreux messages sur Facebook en disant que le terrorisme n’était pas dû à, eh bien… des terroristes islamiques, mais au « capitalisme », à « l’injustice » ou à d’autres boucs émissaires. Il a écrit que Charlie Hebdo était un magazine raciste, que nous ne devrions pas nous unir sous les « valeurs de la République », parce que la République est capitaliste, que critiquer une religion est du racisme et a continué en faisant la promotion du marxisme…

    Ma femme et moi avons été choqués. Nous avons essayé de répondre à ses messages écœurants, mais nous avons fini par être bloqués par quelques personnes de ma propre famille qui le soutenaient, et nous avons été ignorés à jamais par eux…

    Quelques mois plus tard, en novembre 2015, l’indicible s’est à nouveau produit à Paris, faisant plus de 130 morts et 400 blessés. Toujours au nom de l’Islam…

    C’est cette même croyance religieuse malsaine qui a transformé mon pays de naissance, l’Iran, en une dictature meurtrière il y a 40 ans.

    Fluctuat Nec Mergitur

    Ma photo de profil Facebook et Twitter date de cette époque.
    C’est un dessin du talentueux artiste Joann Sfar.
    C’est la devise latine de Paris,
    « Fluctuat Nec Mergitur »,
    « Il est battu par les flots, mais ne sombre pas ». Je ne l’ai pas changée en cinq ans.

    Nous vivons dans un pays libre, le blasphème n’existe pas, nous sommes libres de penser et de débattre des idées, des croyances, et de les critiquer. Rien n’a changé, nous ne coulerons pas.

    Cinq ans plus tard, je ne laisserai aucune idéologie politique ou religieuse menacer ma liberté.

    Cinq ans plus tard, je ne pardonnerai pas aux gens qui soutiennent l’indicible au nom de leur propre idéologie malade.

    #JeSuisCharlie