Les lectures de Farzad

Étiquette : Critique

  • Petit coup de gueule contre La Revue Dessinée

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    Petit coup de gueule contre La Revue Dessinée que j’encensais dans le temps.

    Il y a un an encore, je ne disais que du bien de cette revue
    à laquelle je suis abonné depuis le numéro 1 et pour laquelle j’ai contribué au crowdfunding.

    Depuis quelques numéros la qualité et la relative neutralité idéologique ont bien baissé.

    Le dessin et l’orthographe

    Il y a quelques numéros déjà, il y a eu une tentative d’introduire l’écriture inclusive
    de façon très inélégante dans un dossier en bande dessinée, soi-disant
    pour appuyer les propos féministes. C’était non seulement totalement inutile, l’histoire se
    suffisait à elle-même, mais cette écriture est illisible pour certaines personnes.

    Autre problème de forme très récemment : le dessin. Certains dessins, comme le
    dossier sur la Sécurité Sociale, sont très laids, on a presque l’impression que
    certains dossiers ont été bâclés dans ce numéro.

    Voici un exemple de la laideur des dessins dans le numéro 29, le dossier sur la Sécurité Sociale
    est le pire, d’autres ne sont pas terribles :

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    Certes, ça ne change pas le contenu, mais je m’attends à plus de qualité. Qualité qui était
    présente jusqu’ici : aucun dossier des 28 premiers numéros ne m’a autant agressé les yeux
    que celui-ci.

    Idéologie

    Mais le plus grave n’est pas sur la forme, mais sur surtout le fond : on voit une dérive
    idéologique
    claire vers l’extrême-gauche, l’écologisme militant
    anti-science, l’apologie de la psychanalyse et des gilets jaunes, le militantisme anti-police.

    Il y a des dossiers qui sont traités avec dogmatisme et sans recul :

    • Le nucléaire. Scoop : c’est l’énergie la plus décarbonée et la plus pilotable qu’on ait actuellement !
    • Les pesticides. Scoop : le glyphosate utilisé correctement n’est pas plus cancérigène que certains aliments !
    • Le Bio. Scoop : il n’y a aucune preuve que c’est meilleur pour la santé, ou en goût, que l’agriculture conventionnelle !
    • La police : dans la Revue Dessinée la police est systématiquement mauvaise, sans nuance.
    • La psychanalyse. Scoop : c’est bien une pseudo-science !

    Je suis choqué de voir la Revue Dessinée laisser Yann Diener, psychanalyste qui sévit déjà
    dans Charlie Hebdo (autre revue que j’apprécie mais qui fait du militantisme pro-psychanalyse
    et anti-science avec le mouvement Les Coquelicots)
    donner son avis de bonimenteur de foire sur la Ritaline et les TDAH, comme si c’était des faits.

    C’est navrant.

    This is the end…

    Je m’étais réabonné une dernière fois, du numéro 29 au 32, pour voir s’ils redresseraient la
    barre, ce n’est clairement pas le cas. Au moins, en bon geek, j’aurai bientôt un joli nombre de
    revues dans ma bibliothèque (32 = 2 puissance 5), mais j’arrête
    désormais mon abonnement et ma lecture. :rage:

  • Batman: “A Long Halloween” & “Dark Victory”

    Updated in April 2021 with “Dark Victory”.

    A Long Halloween

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    Batman: A long Halloween by Jeph Loeb & Time Sale was recommended to me by Batman fans in the Bubble Family & Friends Facebook group, a forum used by users of the excellent Bubble application that I use to manage my BD/Comics/Manga collection.

    Note: This book is a fantastic American comics, I will therefore write this critics in English although I read it in French 🙂

    I’m not really a super-hero fan so, for me, finding in which order comic books should be read and moreover which ones deserve to be read, is a perilous task! There are so many parallel stories, reboots, crossovers… If you’re like me, a Batman fan but not a comics’ nerd, you should first read Batman: Year One by Frank Miller & David Mazzucchelli, a reboot of Batman’s « birth », it’s really excellent! And then you should read « A long Halloween ».

    A long Halloween is a very thick book, 400 pages for the French edition! I was first intimidated and did not like Bruce Wayne’s drawing in the first pages, I thought I was going to waste my time… but after a few pages I could not put the book down anymore! I finished it in two evenings and loved it.

    The plot is very dense, there are many surprises, and many villains, Batman’s recurring enemies, appear in the story, including the well known Catwoman and Joker. The story is about a trio’s struggle (Batman the super-hero, James Gordon the honest cop and Harvey Dent the tough District Attorney) to get rid of the 2 families who control Gotham City (Maroni and Falcone’s mafia) all the while solving a series of mysterious crimes, all committed on celebration days (Halloween, Christmas, Valentine’s Day…).

    The search for the criminal, named Holiday, will be very long, full of murders, plot twists, villains and darkness.

    I won’t go into detail (and please be careful as the Wikipedia links I shared above contain spoilers!), but I really loved this book and recommend it!

    Dark Victory

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    Five months after this comic, I read its sequel in April 2021,
    Dark Victory”. It is as dark and breathtaking as the first one!

    Of course, the mechanics of the scenario is the same and this is the only reproach I would make to this sequel: the scenario hides us some key information by revealing only silhouettes or unidentifiable voices of characters who remain in the shadow. And it’s only at the end of the comic book that we say to ourselves « oh yes, I understand now! ».

    Apart from this repetition, this volume is excellent, and the character of Batman is as ambiguous as ever. As the title says, the victory of “Good” is always bitter.

    It is in this volume that the authors introduce the first Robin, aka Dick Grayson. As in all the recent DC Comics, I find that the reinvention is always very good, the genesis of these characters is less caricatured than in the historical comics.

    I also warmly recommend this second volume, but don’t read it if you are in a dark mood!

  • Batman: “Un Long Halloween” et “Amère Victoire”

    Mise à jour en avril 2021 avec “Amère Victoire”.

    Un Long Halloween

    Batman: A long Halloween (Un long Halloween) de Jeph Loeb & Time Sale m’a été recommandé par les fans de Batman dans le groupe Facebook Bubble Family & Friends, un forum utilisé par les utilisateurs de l’excellente application Bubble que j’utilise pour gérer ma collection de BD/Comics/Manga.

    Note : Ce livre est une fantastique bande dessinée américaine, j’ai donc écrite cette critique directement en anglais, bien que la BD soit en français, puis j’ai utilisé un traducteur automatique, DeepL 🙂

    Je ne suis pas vraiment un fan de super-héros, donc pour moi, trouver dans quel ordre les BD devraient être lues, et d’ailleurs lesquelles méritent d’être lues, est une tâche périlleuse ! Il y a tellement d’histoires parallèles, de reboots, de crossovers… Si vous êtes comme moi, un fan de Batman mais pas un nerd des Comics, vous devriez d’abord lire Batman: Année Un de Frank Miller & David Mazzucchelli, un reboot de la « naissance » de Batman, c’est vraiment excellent ! Et puis vous devriez lire « Un long Halloween ».

    Un long Halloween est un livre très épais, 400 pages pour l’édition française ! J’ai d’abord été intimidé et je n’ai pas aimé le dessin de Bruce Wayne dans les premières pages, je pensais que j’allais perdre mon temps… mais après quelques pages, je n’ai plus pu poser le livre ! Je l’ai fini en deux soirs et j’ai adoré.

    L’intrigue est très dense, il y a beaucoup de surprises, et de nombreux méchants, les ennemis récurrents de Batman, apparaissent dans l’histoire, y compris les célèbres Catwoman et Joker. L’histoire raconte la lutte d’un trio (Batman le super-héros, James Gordon le flic honnête et Harvey Dent le procureur tenace) pour se débarrasser des 2 familles qui contrôlent Gotham City (la mafia de Maroni et Falcone) tout en résolvant une série de crimes mystérieux, tous commis des jours de fête (Halloween, Noël, la Saint-Valentin…).

    La recherche du criminel, nommé Holiday, sera très longue, pleine de meurtres, de rebondissements, de super-méchants et de désespoir.

    Je n’entrerai pas dans les détails (et faites attention car les liens Wikipédia que j’ai partagés ci-dessus contiennent des spoilers !) mais j’ai vraiment aimé ce livre et je le recommande !

    Amère Victoire

    Cinq mois après ce Comics, j’ai lu sa suite en avril 2021, “Amère Victoire”. Il est aussi sombre et haletant que le premier !

    Alors certes, la mécanique du scénario est la même et c’est le seul reproche que je ferais à cette suite : le scénario nous cache certaines informations clés en ne dévoilant que des silhouettes ou des voix non identifiables de personnages qui restent dans l’ombre. Et ce n’est qu’à la fin du Comics que l’on se dit « ah oui je comprends maintenant ! ».

    À part cette répétition scénaristique, ce volume est excellent et le personnage de Batman toujours aussi ambigu. Comme le dit le titre, la victoire du « Bien » reste toujours amère.

    C’est dans ce volume que les auteurs font apparaître le premier Robin, alias Dick Grayson. Comme dans tous les DC Comics récents, je trouve que la réinvention est toujours très bonne, la genèse de ces personnages est moins caricaturale que dans les Comics historiques.

    Je recommande aussi chaudement ce deuxième volume, mais ne le lisez pas si vous êtes d’humeur sombre !

  • Second confinement, premières lectures

    Encore un confinement ! Encore plein de temps libre pour lire :hugging_face:

    Encore de la BD cette fois. Il y a de l’humour, de la rêverie et de la manipulation mentale dans cette sélection.

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    Humour pur pour commencer, avec Silex and the City, tome 3 de Jul. Toujours aussi drôle, cette BD transpose chez nos ancêtres hommes préhistoriques les travers de notre société moderne avec beaucoup de référence à la politique, la publicité, l’administration, les arts, les sciences, l’écologie… Mais c’est surtout un bon prétexte d’excellents jeux de mots à chaque page ! J’aime beaucoup, c’est très distrayant, il n’y a aucune leçon a en tirer, juste de bons moments de rigolade.

    Rêverie et parfois tristesse avec Terre de rêves de Jirô Taniguchi. C’est un « manga d’auteur » comme on dit en France, Taniguchi est notamment connu pour avoir écrit le superbe Quartier lointain. Ici, ce sont 5 nouvelles qui parlent de la façon dont des personnes trouvent du rêve dans la vie de tous les jours (un couple que l’on retrouve dans les 4 premières nouvelles) ou dans leur passion (l’escalade d’une montagne et la recherche d’une panthère des neiges dans la 5ème). Les 4 premières nouvelles sont intimes, on vit la tristesse du couple qui voit son vieux chien décrépir et mourir, leur joie à recueillir une chatte, l’émotion quand il faut se séparer des chatons, le plaisir, pour ce couple sans enfant, d’accueillir quelques jours une nièce qui a fait une fugue… Le dessin en noir & blanc, réaliste, est très beau, précis. J’ai peut-être un biais, j’adore tout ce que fait Taniguchi ! Je ne suis pas un grand grand fan de mangas traditionnels (même si je suis en train de lire en ce moment L’Attaque des titans, Death Note et Tokyo Ghoul en parallèle :sweat_smile: ) et j’aime bien ces mangas d’auteur dont je trouve les histoires et les dessins plus soignés que la masse des mangas que je trouve généralement un peu caca-boudin 🙂

    La 3ème BD, Tant pis pour l’amour, mélange humour, colère, empathie et effroi pour parler d’un sujet grave : les manipulateurs (ou pervers narcissique, sociopathes, vampires psychologiques). L’autrice Sophie Lambda (c’est un pseudo) raconte ici son histoire personnelle avec beaucoup d’humour.

    Encore étudiante et stagiaire dans la Comm’, elle a rencontré lors d’une soirée un jeune acteur dont elle est vite tombée amoureuse. Celui-ci, amoureux aussi, l’a vite séduite, et ils se sont mis en couple pour ce qui semblait être une relation idyllique… Très vite, en quelques semaines, l’homme s’avère être un manipulateur extrêmement pervers, qui va retourner le cerveau de l’autrice, alternant entre moment de tendresse et colères noires, petites attentions et mensonges énormes, présence forte puis tromperies… Sophie Lambda est déboussolée, elle croit qu’elle est l’origine des sautes d’humeur de son ami, n’a plus confiance en elle et sombre petit à petit dans la dépression.

    Comme je le disais précédemment, l’autrice utilise heureusement l’humour et l’auto-dérision pour peindre cette relation, ainsi que les solutions qu’elles a finalement trouvées pour rebondir et s’en sortir, sinon on sombrerait nous-même dans la dépression ! :scream: La dernière partie du livre est une compilation de conseils et de références pour se sortir de ce type de situation. C’est une grosse BD que j’ai dévorée en une soirée, ça se lit très vite.

    Ayant personnellement travaillé il y a quelques années dans une entreprise où l’un des responsables développement était un pervers narcissique, j’ai lu cette BD avec pas mal d’effroi. J’ai retrouvé certains traits de mon ancien collègue dans les descriptions de Sophie Lambda : une ordure à l’énergie infinie, prêt à tout pour tirer la couverture à lui, nuire à ses collègues, faire capoter des idées ne venant pas de lui… Et infatigable ! Comme le personnage fictif de Marcus Racamier dans la BD : celui-ci ne lâche jamais l’affaire, même quand Sophie Lambda l’a quitté. Il continue à dire des mensonges dans son dos, à la faire passer pour folle, à essayer de la contacter à travers ses alliés… Ce genre de personnes est en effet souvent un séducteur, quelqu’un que les gens admirent, et qui se constitue facilement une base de « followers » qui, sans être pervers, vont être ses exécutants et l’aider à persécuter ses victimes.

    Sombre histoire donc, mais BD vraiment réjouissante ! J’ai découvert Sophie Lambda lors d’une interview vidéo qu’elle a donnée à Thomas Mourier de Bubble, sur Facebook (Google est ton ami). Elle tient aussi un blog et surtout un compte Instagram où elle poste depuis longtemps des dessins et plein de choses amusantes, notamment son journal de confinement (oui le premier confinement, vous vous souvenez ? :wink:).

    Bien évidemment je recommande chaudement la lecture de cette première BD ainsi que son compte Instagram :slightly_smiling_face:

    Bonnes lectures de confinement à vous ! 😉

  • Quelques revues en vrac (Zadig, Métal Hurlant, Jeux et Stratégie)

    J’ai encore craqué, cette fois j’ai acheté l’intégralité des 30 premiers numéros de Jeux et Stratégie 😏

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    Entre ça et les Métal Hurlant, dont je n’ai pas fini les achats, je ne sais pas quand j’aurai le temps de lire 😆

    C’était le meilleur (et seul ?) magazine de jeux des années 80, il parlait vraiment de tous les jeux intéressants. Les jeux sur ordinateurs font vraiment rêver aujourd’hui… :

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    Dans le genre plus sérieux j’ai fini le numéro 3 de Zadig, le trimestriel édité par Le 1 hebdo qui raconte la France. Numéro intéressant consacré au travail. Il y a des reportages, des histoires, un reportage en photos, des portraits, Le tome 2 consacré à la nature était intéressant aussi, mais j’ai trouvé le tome 1 plus ambigu, car il a été écrit à l’époque où les Gilets Jaunes n’étaient pas un ramassis de fachos et d’anarchistes violents, la revue en faisait un portrait élogieux 😠

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    Dans la forme, c’est donc très proche de la Revue XXI, et j’aime bien. Et enfin j’ai lu le numéro 1 de la revue Métal Hurlant 😍

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    C’est émouvant pour moi, mais en même temps, c’est amusant de lire ça aussi longtemps après 1975, car la maquette est moche, la couleur absente, les pubs surannées… 😃

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    Beaucoup d’histoires de Mœbius dedans, et c’est bien. Que de la SF, c’est très « adulte » et parfois sexuel… Une autre époque. Il y a dedans le premier éditorial de Jean-Pierre Dionnet.

    Et par une coïncidence incroyable, c’était lui l’invité d’Eva Bester sur France Inter à 10 h le jour où je l’ai lu ! https://www.franceinter.fr/emissions/remede-a-la-melancolie/remede-a-la-melancolie-03-novembre-2019. J’invite les amateurs de littérature, de BD et de Rock à écouter l’émission en Podcast.