Les lectures de Farzad

Étiquette : Bookworm

  • Lecture de bandes dessinées du premier WE de novembre 2021

    Lecture de bandes dessinées du premier WE de novembre 2021

    Mes lectures de ce weekend ! Beaucoup de BD en ce moment.

    Les 3 derniers Lapinot

    Lapinot

    J’ai commencé cette série bien après qu’elle soit finie. Je suis un grand fan de Lewis Trondheim que j’ai découvert avec Donjon, puis via l’éditeur L’Association. Comme d’habitude ces Lapinot sont assez drôle, parfois dans un univers anthropomorphique réaliste, parfois dans un univers totalement déjanté et irréaliste.

    Lapinot

    L’exception à l’humour est l’avant dernier tome, La vie comme elle vient, qui est assez tragique et se finit par la mort d’un des personnages principaux. Il m’a même un peu chamboulé. Le dernier tome, L’accélérateur atomique, une fantaisie dans l’univers des années 50 de Spirou et Fantasio, fait totalement abstraction de cette mort, et conclut la série de façon totalement décalée et burlesque.

    Capricorne T12 d’Andreas

    J’adore cet auteur dont j’ai aussi lu l’intégralité des Rork. Encore une fois l’auteur fait dans l’originalité, avec un album sans titre et totalement muet ! Il se déroule dans un décor enneigé, blanc immaculé, où justement le silence règne à cause des risques d’avalanche. On est toujours à la limite du fantastique et de l’aventure, il y a toujours une part de mystère à la fin de chaque tome : des énigmes se résolvent parfois, mais il y en a toujours de nouvelles !

    Capricone / Carmen Mc Callum

    Carmen Mc Callum T10

    Encore une fois aventure, thriller et SF sont au rendez-vous. J’aime un peu moins le trait depuis le changement de dessinateur au tome 9, et encore moins la pirouette scénaristique qui prétextait dans le tome précédent une chirurgie esthétique suite à un grave accident pour justifier le changement de tête de l’héroïne :wat:, mais ça reste assez agréable à lire, sans prise de tête.

    Les Montagnes Hallucinées de Gou Tanabe

    Les Montagnes Hallucinées

    Et enfin, très gros coup de cœur pour un auteur japonais, Gou Tanabe, pour ses adaptation en manga de l’œuvre horrifique du génial H.P. Lovecraft ! J’ai déjà acheté la plupart des tomes, et ce week-end j’ai lu les tomes 1 et 2 des Montagnes Hallucinées.

    Les Montagnes Hallucinées

    Je trouve que l’auteur arrive à restituer fidèlement l’ambiance sombre, désespérée et horrifique des romans de Lovecraft. Comme on le voit ici, son style est très européen.

    Les Montagnes Hallucinées

    Gou Tanabe arrive assez bien à dessiner l’indicible des romans, quitte à avoir parfois un trait flou, comme s’il était impossible de représenter graphiquement les dieux abominables et autres créatures extra-terrestres monstrueuses de l’œuvre de Lovecraft.

    Les Montagnes Hallucinées

    J’adore les couvertures en simili-cuir de cette série : je pense que c’est une référence au _Nécronomicon_, le livre maudit fictif souvent cité dans les histoires de Lovecraft, et dont les rares exemplaires sont censés être reliés en peau humaine 😉

  • My comics readings at the end of October 2021, the continuation

    And here are my weekend reads. Since I work intensely during the week, I compensate by doing nothing 😉

    Spirou – L’espoir malgré tout

    Spirou - L'espoir malgré tout

    Despite my age, I never read Spirou in my youth, and it never attracted me more than that… But I loved « Le journal d’un ingénu » by Émile Bravo, and I continued with these three volumes in a row!

    Spirou - L'espoir malgré tout

    I really like the line of Émile Bravo, his Spirou too, very endearing. He is at the same time benevolent, protective, but also very naive, often overwhelmed by the events, the shenanigans of the adults, and by the feelings of love too, which he manages badly!

    I find the character of Fantasio rather unbearable, voluntarily ugly and very stupid, but he too has two facets and gains in consciousness with the passing of time.

    Spirou - L'espoir malgré tout

    The 3 volumes are nice, with however a bit of didactic heaviness : we feel that the author uses Spirou to explain the horror of the war, the political genesis of it, as well as the anti-semitism, to a rather young public I guess. It makes each volume a little heavier, which is already very long, but it’s still pleasant to read on the whole.

    Fritz the Cat

    Fritz the Cat

    I only knew this Robert Crumb character by his mischievous look. And indeed, he’s quite a rascal! Diving into the America of the late 60’s, early 70’s with a cheeky cat, very sexually inclined, a bit of a rogue, a bit of a hustler, and often funny.

    I liked it a lot. I also recently read Amerika by the same author, in this very nice edition from Cornelius.

    The loneliness of the long distance cartoonist

    The loneliness of the long distance cartoonist

    I don’t remember where I heard Adrian Tomine’s name for the first time, but when I saw this book in an English-speaking bookstore in Paris, I immediately wanted to buy it, because I like American alternative comics.

    The book itself is very beautiful, an imitation of a Moleskine type notebook, with its bookmark thread, its squares, the box to write your coordinates and even some pencilled simili-notes from the author at the end.

    The overall impression I got from this comic book is one of discomfort: discomfort of the author, a nerdy kid with a passion for Spider-Man and John Romita, mistreated by his classmates, then a young unsuccessful comic book writer who remains in the shadow of Daniel Clowes and Neil Gaiman, mistreated by critics, readers, conference-goers and sometimes even autograph hunters!

    Each little story tells a misadventure, a discomfort, so much so that I myself was very uncomfortable once the book was finished, transposing the author’s discomfort onto myself a little. A pleasant read nonetheless.

    L’étranger de la plage

    L'étranger de la plage

    I borrowed this manga from my daughter, who loved it. It tells the gay romance between a young writer and a melancholic teenager.

    I read one chapter, then it fell out of my hands. It’s very mawkish, really mushy, I don’t like the design nor the story which doesn’t seem credible. I don’t know how it ends.

    Donjon Monster – La bière supérieure

    Donjon Monster - La bière supérieure

    Since Sfar and Trondheim relaunched the Donjon series, I frantically buy them as soon as they come out! Once again a pleasant read, which makes me smile, but which does not reach the heights of the first volumes.

    Long before Marvin the Red appears, we see that rabbits are not to be taken for choirboys! The heroine of this volume, a nice rabbit who is a bit naive at the beginning, murders without a care in the world anyone who gets in her way, while developing a very lucrative business. Humor and hemoglobin guaranteed.

    Lupin III Anthology

    Lupin III Anthology

    I was not familiar with this character or the cartoon that was based on it. It’s a fun curiosity to read.

    It’s from the 60s/70s, a drawing style that doesn’t resemble modern manga, very « rough » but that contributes a lot to the comedy. It is funny, but nevertheless sometimes violent and salacious.

  • Mes lectures BD de fin Octobre 2021, la suite

    Et voici mes lectures du week-end. Comme je travaille intensément la semaine, je compense bien à ce moment-là 😉

    Spirou – L’espoir malgré tout

    Malgré mon âge, je n’ai jamais lu de Spirou dans ma jeunesse et ça ne m’a jamais attiré plus que ça… Mais j’ai adoré “Le journal d’un ingénu” d’Émile Bravo, et j’ai continué avec ces trois tomes d’affilée !

    J’aime beaucoup le trait d’Émile Bravo, son Spirou aussi, très attachant. Il est à la fois bienveillant, protecteur, mais aussi très naïf, souvent dépassé par les événements, les manigances des adultes, et par les sentiments amoureux aussi, qu’il gère mal !

    Je trouve le personnage de Fantasio assez insupportable, volontairement laid et très con, mais lui aussi a deux facettes et gagne en conscience avec le temps qui passe.

    Les 3 tomes sont sympa, avec cependant un peu de lourdeur didactique : on sent que l’auteur se sert de Spirou pour expliquer l’horreur de la guerre, la genèse politique de celle-ci, ainsi que l’anti-sémitisme, à un public plutôt jeune j’imagine. Ça alourdit un peu chaque tome, qui est déjà très long, mais ça reste agréable à lire dans l’ensemble.

    Fritz the Cat

    Je ne connaissais ce personnage de Robert Crumb que par son allure malicieuse. Et effectivement, c’est un sacré coquin !

    Plongée dans l’Amérique de la fin des années 60, début des années 70 avec un chat gouailleur, très porté sur le sexe, un peu loubard, un peu arnaqueur, et souvent drôle. J’ai beaucoup aimé. J’ai lu aussi récemment Amerika du même auteur, dans cette très belle édition de Cornélius.

    The loneliness of the long distance cartoonist

    Je ne sais plus où j’ai entendu le nom d’Adrian Tomine pour la première fois, mais quand j’ai vu ce livre dans une librairie anglophone parisienne, j’ai tout de suite eu envie de l’acheter, car j’apprécie les comics alternatifs américains.

    L’ouvrage en lui-même est très beau, une imitation de carnet type Moleskine, avec son fil marque-page, ses carreaux, la case pour écrire ses coordonnées et même des simili-notes crayonnées de l’auteur à la fin.

    L’impression globale que m’a laissé cette BD est celle du malaise : malaise de l’auteur, enfant nerd passionné par Spider-Man et John Romita, maltraité par ses camarades de classe, puis jeune auteur de BD sans succès et qui reste dans l’ombre des Daniel Clowes et autre Neil Gaiman, maltraité par les critiques, les lecteurs, les spectateurs des conférences et même parfois les chasseurs d’autographes !

    Chaque petite histoire raconte une mésaventure, un malaise, si bien que moi-même j’étais très mal à l’aise une fois le livre fini, transposant un peu sur moi le mal-être de l’auteur. Agréable lecture néanmoins.

    L’étranger de la plage

    J’ai emprunté ce manga à ma fille, qui l’a adoré. Il raconte la romance gay entre un jeune écrivain et un adolescent mélancolique.

    J’ai lu un chapitre, puis ça m’est tombé des mains. C’est très mièvre, vraiment roman à l’eau de rose, je n’accroche ni au dessin ni à l’histoire qui ne me semble pas crédible. Je ne sais pas comment ça se termine.

    Donjon Monster – La bière supérieure

    Depuis que Sfar et Trondheim ont relancé les séries Donjon, je les achète frénétiquement dès qu’ils sortent ! Encore une fois une lecture agréable, qui me fait sourire, mais qui n’atteint pas les sommets des premiers tomes.

    Bien avant que Marvin le Rouge n’apparaisse, on voit qu’il ne faut pas prendre les lapins pour des enfants de chœur ! L’héroïne de ce tome, une gentille lapine un peu naïve au début, assassine sans état d’âme toute personne qui se met en travers de son chemin, tout en développant un business très lucratif. Humour et hémoglobine assurés.

    Lupin III Anthology

    Je ne connaissais pas ce personnage ni le dessin animé qui en a été tiré. C’est une curiosité amusante à lire.

    Ça date des années 60/70, style de dessin qui ne ressemble pas au manga moderne, très « approximatif » mais qui contribue beaucoup au comique. C’est drôle, mais néanmoins parfois violent et salace.

  • My comics readings at the end of October 2021

    Here are my comic book readings for the end of October.

    Attack on Titans T34

    Attaque on titans

    End of this series that my granddaughter made me discover, first by the anime. I didn’t think I would get addicted to a series whose main theme is the bloody dismemberment of humans by titans, with bloodshed at will… and yet :sweat_smile: The scenario of the last volumes was complicated, I had a bit of trouble to follow, but I enjoyed it until the end. The end is both joyful and dark, it leaves a bitter taste in my mouth.

    The 5 Lands T1

    Les 5 Terres

    I only knew this series by its covers which reminded me of the universe of anthropomorphic animals of Blacksad. A week ago, I was still hesitating to start this series, but one of the salesmen of my favorite comic book store was promoting it to a customer, and I fell for it 🙂 I liked the story, dark and complex, but I had a hard time getting into it, because I find that all the animals of the same race are too similar! It kind of ruined the reading for me.

    Mon Papa by Reiser

    My Dad

    I found this copy for 2 € at Boulinier in Paris, at the same time as « On vit une époque formidable« . Reiser is a genius! His characters and the way he deals with problems of his time, the early 80’s, are timeless: everything he writes could apply to our time. It’s remarkable to find such a fine observation of France with such a deliberately « ugly » drawing. I love it!

  • Mes lectures BD de fin Octobre 2021

    Voici mes lectures BD de fin octobre.

    L’attaque des titans T34

    Fin de cette série que ma grande fille m’a fait découvrir, d’abord par l’anime. Je ne pensais pas que je deviendrais accro à une série dont le thème principal est le démembrement sanguinolent d’humain par des titans, avec effusion de sang à volonté… et pourtant :sweat_smile: Le scénario des derniers tomes était compliqué, j’ai eu un peu de mal à suivre, mais j’y ai pris plaisir jusqu’au bout. La fin est à la fois joyeuse et sombre, elle laisse un goût amer en bouche.

    Les 5 Terres T1

    Je ne connaissais cette série que par ses couvertures qui me faisaient penser à l’univers des animaux anthropomorphiques de Blacksad. Il y a une semaine j’hésitais encore à attaquer cette série, mais un des vendeurs de mon dealer de BD favori était en train d’en faire la promotion à une cliente, et j’ai craqué 🙂 J’ai bien aimé l’histoire, sombre et complexe, mais j’ai eu beaucoup de mal à m’y retrouver, car je trouve que tous les animaux d’une même race se ressemblent trop ! Ça m’a un peu gâché la lecture.

    Mon Papa de Reiser

    J’ai trouvé cet exemplaire pour 2 € chez Boulinier à Paris, en même temps que “On vit une époque formidable”. Reiser est un génie ! Ses personnages et la façon dont il aborde des problèmes de son époque, le début des années 80, sont intemporels : tout ce qu’il écrit pourrait s’appliquer à notre époque. C’est remarquable de trouver une observation si fine de la France avec un dessin si volontairement “laid”. J’adore !