Les lectures de Farzad

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  • Batman: “Un Long Halloween” et “Amère Victoire”

    Mise à jour en avril 2021 avec “Amère Victoire”.

    Un Long Halloween

    Batman: A long Halloween (Un long Halloween) de Jeph Loeb & Time Sale m’a été recommandé par les fans de Batman dans le groupe Facebook Bubble Family & Friends, un forum utilisé par les utilisateurs de l’excellente application Bubble que j’utilise pour gérer ma collection de BD/Comics/Manga.

    Note : Ce livre est une fantastique bande dessinée américaine, j’ai donc écrite cette critique directement en anglais, bien que la BD soit en français, puis j’ai utilisé un traducteur automatique, DeepL 🙂

    Je ne suis pas vraiment un fan de super-héros, donc pour moi, trouver dans quel ordre les BD devraient être lues, et d’ailleurs lesquelles méritent d’être lues, est une tâche périlleuse ! Il y a tellement d’histoires parallèles, de reboots, de crossovers… Si vous êtes comme moi, un fan de Batman mais pas un nerd des Comics, vous devriez d’abord lire Batman: Année Un de Frank Miller & David Mazzucchelli, un reboot de la « naissance » de Batman, c’est vraiment excellent ! Et puis vous devriez lire « Un long Halloween ».

    Un long Halloween est un livre très épais, 400 pages pour l’édition française ! J’ai d’abord été intimidé et je n’ai pas aimé le dessin de Bruce Wayne dans les premières pages, je pensais que j’allais perdre mon temps… mais après quelques pages, je n’ai plus pu poser le livre ! Je l’ai fini en deux soirs et j’ai adoré.

    L’intrigue est très dense, il y a beaucoup de surprises, et de nombreux méchants, les ennemis récurrents de Batman, apparaissent dans l’histoire, y compris les célèbres Catwoman et Joker. L’histoire raconte la lutte d’un trio (Batman le super-héros, James Gordon le flic honnête et Harvey Dent le procureur tenace) pour se débarrasser des 2 familles qui contrôlent Gotham City (la mafia de Maroni et Falcone) tout en résolvant une série de crimes mystérieux, tous commis des jours de fête (Halloween, Noël, la Saint-Valentin…).

    La recherche du criminel, nommé Holiday, sera très longue, pleine de meurtres, de rebondissements, de super-méchants et de désespoir.

    Je n’entrerai pas dans les détails (et faites attention car les liens Wikipédia que j’ai partagés ci-dessus contiennent des spoilers !) mais j’ai vraiment aimé ce livre et je le recommande !

    Amère Victoire

    Cinq mois après ce Comics, j’ai lu sa suite en avril 2021, “Amère Victoire”. Il est aussi sombre et haletant que le premier !

    Alors certes, la mécanique du scénario est la même et c’est le seul reproche que je ferais à cette suite : le scénario nous cache certaines informations clés en ne dévoilant que des silhouettes ou des voix non identifiables de personnages qui restent dans l’ombre. Et ce n’est qu’à la fin du Comics que l’on se dit « ah oui je comprends maintenant ! ».

    À part cette répétition scénaristique, ce volume est excellent et le personnage de Batman toujours aussi ambigu. Comme le dit le titre, la victoire du « Bien » reste toujours amère.

    C’est dans ce volume que les auteurs font apparaître le premier Robin, alias Dick Grayson. Comme dans tous les DC Comics récents, je trouve que la réinvention est toujours très bonne, la genèse de ces personnages est moins caricaturale que dans les Comics historiques.

    Je recommande aussi chaudement ce deuxième volume, mais ne le lisez pas si vous êtes d’humeur sombre !

  • Second confinement, premières lectures

    Encore un confinement ! Encore plein de temps libre pour lire :hugging_face:

    Encore de la BD cette fois. Il y a de l’humour, de la rêverie et de la manipulation mentale dans cette sélection.

    image

    Humour pur pour commencer, avec Silex and the City, tome 3 de Jul. Toujours aussi drôle, cette BD transpose chez nos ancêtres hommes préhistoriques les travers de notre société moderne avec beaucoup de référence à la politique, la publicité, l’administration, les arts, les sciences, l’écologie… Mais c’est surtout un bon prétexte d’excellents jeux de mots à chaque page ! J’aime beaucoup, c’est très distrayant, il n’y a aucune leçon a en tirer, juste de bons moments de rigolade.

    Rêverie et parfois tristesse avec Terre de rêves de Jirô Taniguchi. C’est un « manga d’auteur » comme on dit en France, Taniguchi est notamment connu pour avoir écrit le superbe Quartier lointain. Ici, ce sont 5 nouvelles qui parlent de la façon dont des personnes trouvent du rêve dans la vie de tous les jours (un couple que l’on retrouve dans les 4 premières nouvelles) ou dans leur passion (l’escalade d’une montagne et la recherche d’une panthère des neiges dans la 5ème). Les 4 premières nouvelles sont intimes, on vit la tristesse du couple qui voit son vieux chien décrépir et mourir, leur joie à recueillir une chatte, l’émotion quand il faut se séparer des chatons, le plaisir, pour ce couple sans enfant, d’accueillir quelques jours une nièce qui a fait une fugue… Le dessin en noir & blanc, réaliste, est très beau, précis. J’ai peut-être un biais, j’adore tout ce que fait Taniguchi ! Je ne suis pas un grand grand fan de mangas traditionnels (même si je suis en train de lire en ce moment L’Attaque des titans, Death Note et Tokyo Ghoul en parallèle :sweat_smile: ) et j’aime bien ces mangas d’auteur dont je trouve les histoires et les dessins plus soignés que la masse des mangas que je trouve généralement un peu caca-boudin 🙂

    La 3ème BD, Tant pis pour l’amour, mélange humour, colère, empathie et effroi pour parler d’un sujet grave : les manipulateurs (ou pervers narcissique, sociopathes, vampires psychologiques). L’autrice Sophie Lambda (c’est un pseudo) raconte ici son histoire personnelle avec beaucoup d’humour.

    Encore étudiante et stagiaire dans la Comm’, elle a rencontré lors d’une soirée un jeune acteur dont elle est vite tombée amoureuse. Celui-ci, amoureux aussi, l’a vite séduite, et ils se sont mis en couple pour ce qui semblait être une relation idyllique… Très vite, en quelques semaines, l’homme s’avère être un manipulateur extrêmement pervers, qui va retourner le cerveau de l’autrice, alternant entre moment de tendresse et colères noires, petites attentions et mensonges énormes, présence forte puis tromperies… Sophie Lambda est déboussolée, elle croit qu’elle est l’origine des sautes d’humeur de son ami, n’a plus confiance en elle et sombre petit à petit dans la dépression.

    Comme je le disais précédemment, l’autrice utilise heureusement l’humour et l’auto-dérision pour peindre cette relation, ainsi que les solutions qu’elles a finalement trouvées pour rebondir et s’en sortir, sinon on sombrerait nous-même dans la dépression ! :scream: La dernière partie du livre est une compilation de conseils et de références pour se sortir de ce type de situation. C’est une grosse BD que j’ai dévorée en une soirée, ça se lit très vite.

    Ayant personnellement travaillé il y a quelques années dans une entreprise où l’un des responsables développement était un pervers narcissique, j’ai lu cette BD avec pas mal d’effroi. J’ai retrouvé certains traits de mon ancien collègue dans les descriptions de Sophie Lambda : une ordure à l’énergie infinie, prêt à tout pour tirer la couverture à lui, nuire à ses collègues, faire capoter des idées ne venant pas de lui… Et infatigable ! Comme le personnage fictif de Marcus Racamier dans la BD : celui-ci ne lâche jamais l’affaire, même quand Sophie Lambda l’a quitté. Il continue à dire des mensonges dans son dos, à la faire passer pour folle, à essayer de la contacter à travers ses alliés… Ce genre de personnes est en effet souvent un séducteur, quelqu’un que les gens admirent, et qui se constitue facilement une base de « followers » qui, sans être pervers, vont être ses exécutants et l’aider à persécuter ses victimes.

    Sombre histoire donc, mais BD vraiment réjouissante ! J’ai découvert Sophie Lambda lors d’une interview vidéo qu’elle a donnée à Thomas Mourier de Bubble, sur Facebook (Google est ton ami). Elle tient aussi un blog et surtout un compte Instagram où elle poste depuis longtemps des dessins et plein de choses amusantes, notamment son journal de confinement (oui le premier confinement, vous vous souvenez ? :wink:).

    Bien évidemment je recommande chaudement la lecture de cette première BD ainsi que son compte Instagram :slightly_smiling_face:

    Bonnes lectures de confinement à vous ! 😉

  • Charlie Hebdo: 2015-2020

    Charlie Hebdo: 2015-2020

    Il y a cinq ans, entre le 7 et le 9 janvier 2015, 3 terroristes islamistes ont tué 17 personnes en France : journalistes, dessinateurs, policiers, clients de magasin, au nom de leurs croyances malades. Certaines de ces personnes, comme l’économiste Bernard Maris et les dessinateurs Cabu ou Wolinski étaient des personnes que j’aime beaucoup. Cabu, par exemple, animait une émission de télévision pour enfants que j’aimais beaucoup dans les années 80. Tous étaient des gens bien.

    « C’est la faute de tout le monde : la faute de la République, la faute de l’Occident, la faute du Capitalisme… mais pas celle des terroristes »

    Immédiatement après ces événements tragiques, quelqu’un, que je croyais faire partie de ma famille, a écrit de nombreux messages sur Facebook en disant que le terrorisme n’était pas dû à, eh bien… des terroristes islamiques, mais au « capitalisme », à « l’injustice » ou à d’autres boucs émissaires. Il a écrit que Charlie Hebdo était un magazine raciste, que nous ne devrions pas nous unir sous les « valeurs de la République », parce que la République est capitaliste, que critiquer une religion est du racisme et a continué en faisant la promotion du marxisme…

    Ma femme et moi avons été choqués. Nous avons essayé de répondre à ses messages écœurants, mais nous avons fini par être bloqués par quelques personnes de ma propre famille qui le soutenaient, et nous avons été ignorés à jamais par eux…

    Quelques mois plus tard, en novembre 2015, l’indicible s’est à nouveau produit à Paris, faisant plus de 130 morts et 400 blessés. Toujours au nom de l’Islam…

    C’est cette même croyance religieuse malsaine qui a transformé mon pays de naissance, l’Iran, en une dictature meurtrière il y a 40 ans.

    Fluctuat Nec Mergitur

    Ma photo de profil Facebook et Twitter date de cette époque.
    C’est un dessin du talentueux artiste Joann Sfar.
    C’est la devise latine de Paris,
    « Fluctuat Nec Mergitur »,
    « Il est battu par les flots, mais ne sombre pas ». Je ne l’ai pas changée en cinq ans.

    Nous vivons dans un pays libre, le blasphème n’existe pas, nous sommes libres de penser et de débattre des idées, des croyances, et de les critiquer. Rien n’a changé, nous ne coulerons pas.

    Cinq ans plus tard, je ne laisserai aucune idéologie politique ou religieuse menacer ma liberté.

    Cinq ans plus tard, je ne pardonnerai pas aux gens qui soutiennent l’indicible au nom de leur propre idéologie malade.

    #JeSuisCharlie

  • Riz Basmati à l’iranienne avec Tahdig

    Riz Basmati à l’iranienne avec Tahdig

    Tahdig signifie « fond de la casserole ». Ce terme décrit la croûte de riz grillé croquant qui couvre le fond du plat si on a bien réussi la cuisson. C’est un plat assez simple et délicieux avec juste un peu de beurre ! Le Riz Basmati est en effet très parfumé naturellement. Ma femme et les enfants adorent et ne s’en lassent jamais, contrairement aux pâtes 🙂

    Voici les ingrédients et ustensiles nécessaires.

    Les ingrédients

    • Du riz Basmati, si possible du bon, pas celui de supermarché

    J’utilise la marque Tilda, que j’achète en sac de 10 kg dans une épicerie iranienne à Paris, Eskan. On doit le trouver aussi dans des épiceries indiennes. Un ami à moi expatrié à Singapour en trouve même facilement là-bas !

    • Huile d’olive
    • Gros sel
    • Eau pure
    • Une grande passoire
    • Une sauteuse large, anti-adhésive, mais évitez le téflon !
    • Le couvercle de la sauteuse. C’est indispensable ! Par de couvercle, pas de tahdig…

    Il se fait de belles sauteuses et beaux faitouts en aluminium recouverts de céramique chez Aubecq ou Beka par exemple.

    Le petit plus pour parfumer et colorer…

    Si vous voulez que le riz soit safranné comme le mien (la belle teinte jaune et le parfum inimitable), il vous faut aussi :

    • Du safran en pistil. On trouve de la production française maintenant, le mien vient d’Eskan aussi
    • un peu de sucre en poudre ou un morceau de sucre concassé
    • un mortier

    La préparation

    Si vous avez du safran :

    • Mettez une belle pincée de safran dans le mortier avec un peu de sucre en poudre.
    • Le sucre aide à bien broyer les pistils
    • Broyez bien jusqu’à obtenir une poudre
    • Réservez

    Préparation du riz :

    Mesurez le volume de riz en tasses, il faudra ensuite bien doser l’eau de cuisson en fonction du volume de riz. Je verse 2 ou 3 tasses suivant la quantité désirée. Attention à ce que ça tienne dans la sauteuse ! Si vous faites trop de riz le poids risque de l’écraser un peu avec ce mode de cuisson, il sera collant et moins joli au service.

    Faites tremper le riz dans une très grande quantité d’eau fraîche. Cette étape sert à enlever l’excès d’amidon et à alléger le riz. Vous pouvez changer l’eau une ou deux fois. Moi je verse le riz dans un égouttoir que je pose dans l’évier que je couvre totalement d’eau, au moins une demi-heure et je ne fais pas de second trempage ou rinçage. A vous de trouver vos marques.

    Faites chauffer une quantité d’eau égale à 1.5x celle de riz. Je fais chauffer une grande quantité d’eau à la bouilloire, à 80° ou 90°, et je mesure ensuite la quantité avec la même tasse que celle qui sert à doser le riz. Réserver l’eau chaude.

    La cuisson

    Versez de l’huile d’olive dans la sauteuse, je couvre presque le fond, sans en mettre trop. Là c’est pareil, j’y vais au jugé, vous devrez expérimenter.

    Faites chauffer la sauteuse, feu moyen, puis augmentez un peu la température quand la sauteuse est suffisamment chaude.

    Égouttez bien le riz et versez-le dans la sauteuse. Mélangez bien avec une cuillère en bois pour que le riz absorbe l’huile et n’accroche pas au fond.

    Attention ! Il ne s’agit pas de faire griller le riz ni de faire du riz soufflé ! Ne mettez pas le feu trop fort, et dès que le riz commence à accrocher, passez à l’étape suivante. Je fais revenir le riz une à deux minutes, pas plus.

    Comme nous allons faire une cuisson pilaf il faut doser l’eau en fonction de la quantité de riz (vous vous souvenez de la tasse ?). Mesurez 1.5 fois le volume de riz en eau que vous aviez préalablement chauffée et versez-la dans le riz. Si par exemple vous avez mesuré 2 tasses de riz, il vous faudra exactement 3 tasses d’eau.

    Étape safran : Si vous aviez auparavant préparé du safran en poudre, utilisez l’eau pour bien récupérer le contenu du mortier et mélanger à l’eau de cuisson. Attention à continuer à doser la quantité d’eau 🙂

    Ajoutez du gros sel. Là aussi il vous faudra apprendre à doser le sel… Comme tout le sel sera absorbé, il ne faut pas en mettre trop. Moi j’utilise une cuillère doseuse en bois dont je ne connais pas la contenance exacte. Pour 2 tasses je dirais qu’il faut environ 2 cuillères à café bombées de gros sel. Allez-y doucement et vous ajusterez la quantité les prochaines fois 😉

    Baissez le feu ! Il doit être plutôt doux pour que l’eau bouillonne très légèrement.

    Mélangez délicatement le riz pour bien répartir le sel et le safran. Il s’agit de ne pas casser les grains de riz long. Ça ne change rien au goût mais c’est moins esthétique au service. D’ailleurs, pendant toutes les étapes de la préparation faites attention à ne pas briser les grains de riz sec.

    Couvrez bien la sauteuse… et oubliez le tout sur le feu entre 45 minutes et 1 heure.

    Et oui ! Si vous avez les bons ustensiles et la bonne température, il n’y a plus rien à faire, aucune surveillance nécessaire. La première fois je vous invite néanmoins à surveiller la cuisson.

    Si vous sentez une odeur de brûlé, c’est que c’est trop tard : le feu était trop fort et le fond a brûlé, désolé.

    Sinon, la magie s’opère :

    • Le riz cuit tout doucement dans l’eau, puis continue à cuire doucement dans la vapeur (je vous avais dit que le couvercle est indispensable).
    • Le riz en contact avec les parois cuit plus fort, durcit jusqu’à former une croûte, comme un gâteau croquant. L’huile d’olive et la casserole en céramique aident à ce que ça ne colle pas.

    Le service

    Si vous avez bien suivi toutes les étapes, et avec un peu de pratique, voici ce que vous allez obtenir :heart_eyes: Ici j’ai utilisé du safran qui a bien coloré le riz et sa croûte.

    Riz Basmati au safran

    En Iran on aime bien service le riz bien beurré. Voici comment je procède pour beurrer le riz tout en gardant la croûte (tahdig) croustillante.

    • Avec une écumoire ou une grande cuillère je récupère tout le riz, sans toucher à la croûte, pour le mettre dans un grand plat de service.
    • Je coupe de petits morceaux de beurre que je répartis sur le riz.
    • Je mélange délicatement avec deux fourchettes : souvenez-vous qu’il faut essayer de ne pas casser les grains de riz.
    • Puis je retourne rapidement la sauteuse au-dessus du plat. Si le riz n’a pas collé, la croûte se détache d’un bloc comme sur ma photo !

    Bon appétit !

    Il n’y a plus qu’à se mettre à table et à manger tant que c’est chaud !

    Les gourmands se partageront vite le tahdig, il n’y en a pas une grosse quantité. Et comme c’est un processus simple mais long, vous n’en trouverez jamais dans un restaurant iranien.

    Le riz basmati a beaucoup de goût, surtout s’il est safranné, pas besoin d’accompagnement ou de sauce à part le beurre ! Cela fait un plat complet pour le soir et les restes sont excellents plusieurs jours.

    Par contre le tahdig ramollit au réfrigérateur et lorsque vous le réchauffez au micro-ondes… Donc, si vous avez un four avec grill, vous pouvez réchauffer le tahdig le lendemain en le mettant une ou deux minutes sous le grill à 240°. Attention à ne pas le brûler.

    Bon appétit !