Note : Article de 2019 que je n’avais pas mis en ligne.
J’ai lu « D’autres vies que la mienne » d’Emmanuel Carrère, qu’un collègue et ami, grand fan de l’auteur, m’a offert.
C’est une histoire de vie, de maladie, de morts, celle d’une fillette de 4 ans dans le terrible tsunami de 2004 au Sri Lanka, celle d’une juge de tribunal d’instance, belle-sœur de Carrère, morte d’un cancer peu après. Comme dans beaucoup de ses livres Emmanuel Carrère parle un peu de lui-même tout en racontant la vie des autres.
C’est vraiment très bien écrit, très émouvant, parfois difficile à lire (notamment quand tu as des enfants jeunes…), parfois drôle aussi malgré les événements tragiques.
Je le recommande chaudement, Carrère est à mon avis un très grand écrivain, même s’il est très tourmenté (et sans doute très bon grâce à ses tourments) et qu’il dit parfois des bêtises, notamment sur la psychanalyse 😬
Parmi ses autres livres, j’ai notamment adoré « Je suis vivant et vous êtes morts », une biographie de l’écrivant de science-fiction déjanté (et pas mal drogué) Philip K. Dick.
Et voici mes lectures du week-end. Comme je travaille intensément la semaine, je compense bien à ce moment-là 😉
Spirou – L’espoir malgré tout
Malgré mon âge, je n’ai jamais lu de Spirou dans ma jeunesse et ça ne m’a jamais attiré plus que ça… Mais j’ai adoré “Le journal d’un ingénu” d’Émile Bravo, et j’ai continué avec ces trois tomes d’affilée !
J’aime beaucoup le trait d’Émile Bravo, son Spirou aussi, très attachant. Il est à la fois bienveillant, protecteur, mais aussi très naïf, souvent dépassé par les événements, les manigances des adultes, et par les sentiments amoureux aussi, qu’il gère mal !
Je trouve le personnage de Fantasio assez insupportable, volontairement laid et très con, mais lui aussi a deux facettes et gagne en conscience avec le temps qui passe.
Les 3 tomes sont sympa, avec cependant un peu de lourdeur didactique : on sent que l’auteur se sert de Spirou pour expliquer l’horreur de la guerre, la genèse politique de celle-ci, ainsi que l’anti-sémitisme, à un public plutôt jeune j’imagine. Ça alourdit un peu chaque tome, qui est déjà très long, mais ça reste agréable à lire dans l’ensemble.
Fritz the Cat
Je ne connaissais ce personnage de Robert Crumb que par son allure malicieuse. Et effectivement, c’est un sacré coquin !
Plongée dans l’Amérique de la fin des années 60, début des années 70 avec un chat gouailleur, très porté sur le sexe, un peu loubard, un peu arnaqueur, et souvent drôle. J’ai beaucoup aimé. J’ai lu aussi récemment Amerika du même auteur, dans cette très belle édition de Cornélius.
The loneliness of the long distance cartoonist
Je ne sais plus où j’ai entendu le nom d’Adrian Tomine pour la première fois, mais quand j’ai vu ce livre dans une librairie anglophone parisienne, j’ai tout de suite eu envie de l’acheter, car j’apprécie les comics alternatifs américains.
L’ouvrage en lui-même est très beau, une imitation de carnet type Moleskine, avec son fil marque-page, ses carreaux, la case pour écrire ses coordonnées et même des simili-notes crayonnées de l’auteur à la fin.
L’impression globale que m’a laissé cette BD est celle du malaise : malaise de l’auteur, enfant nerd passionné par Spider-Man et John Romita, maltraité par ses camarades de classe, puis jeune auteur de BD sans succès et qui reste dans l’ombre des Daniel Clowes et autre Neil Gaiman, maltraité par les critiques, les lecteurs, les spectateurs des conférences et même parfois les chasseurs d’autographes !
Chaque petite histoire raconte une mésaventure, un malaise, si bien que moi-même j’étais très mal à l’aise une fois le livre fini, transposant un peu sur moi le mal-être de l’auteur. Agréable lecture néanmoins.
L’étranger de la plage
J’ai emprunté ce manga à ma fille, qui l’a adoré. Il raconte la romance gay entre un jeune écrivain et un adolescent mélancolique.
J’ai lu un chapitre, puis ça m’est tombé des mains. C’est très mièvre, vraiment roman à l’eau de rose, je n’accroche ni au dessin ni à l’histoire qui ne me semble pas crédible. Je ne sais pas comment ça se termine.
Donjon Monster – La bière supérieure
Depuis que Sfar et Trondheim ont relancé les séries Donjon, je les achète frénétiquement dès qu’ils sortent ! Encore une fois une lecture agréable, qui me fait sourire, mais qui n’atteint pas les sommets des premiers tomes.
Bien avant que Marvin le Rouge n’apparaisse, on voit qu’il ne faut pas prendre les lapins pour des enfants de chœur ! L’héroïne de ce tome, une gentille lapine un peu naïve au début, assassine sans état d’âme toute personne qui se met en travers de son chemin, tout en développant un business très lucratif. Humour et hémoglobine assurés.
Lupin III Anthology
Je ne connaissais pas ce personnage ni le dessin animé qui en a été tiré. C’est une curiosité amusante à lire.
Ça date des années 60/70, style de dessin qui ne ressemble pas au manga moderne, très « approximatif » mais qui contribue beaucoup au comique. C’est drôle, mais néanmoins parfois violent et salace.
Fin de cette série que ma grande fille m’a fait découvrir, d’abord par l’anime. Je ne pensais pas que je deviendrais accro à une série dont le thème principal est le démembrement sanguinolent d’humain par des titans, avec effusion de sang à volonté… et pourtant :sweat_smile: Le scénario des derniers tomes était compliqué, j’ai eu un peu de mal à suivre, mais j’y ai pris plaisir jusqu’au bout. La fin est à la fois joyeuse et sombre, elle laisse un goût amer en bouche.
Les 5 Terres T1
Je ne connaissais cette série que par ses couvertures qui me faisaient penser à l’univers des animaux anthropomorphiques de Blacksad. Il y a une semaine j’hésitais encore à attaquer cette série, mais un des vendeurs de mon dealer de BD favori était en train d’en faire la promotion à une cliente, et j’ai craqué 🙂 J’ai bien aimé l’histoire, sombre et complexe, mais j’ai eu beaucoup de mal à m’y retrouver, car je trouve que tous les animaux d’une même race se ressemblent trop ! Ça m’a un peu gâché la lecture.
Mon Papa de Reiser
J’ai trouvé cet exemplaire pour 2 € chez Boulinier à Paris, en même temps que “On vit une époque formidable”. Reiser est un génie ! Ses personnages et la façon dont il aborde des problèmes de son époque, le début des années 80, sont intemporels : tout ce qu’il écrit pourrait s’appliquer à notre époque. C’est remarquable de trouver une observation si fine de la France avec un dessin si volontairement “laid”. J’adore !
Comment j’ai commencé à utiliser les sites de formation au développement (et autres sujets connexes)
Comme la maison-mère de Kapten, Free Now (ou devrais-je les appeler Fire Now ? ☠️), avait décidé de licencier l’ensemble des équipes Tech & Produit françaises au lieu de les fusionner avec les leurs, j’ai commencé à chercher un nouvel emploi en mai 2020 😱.
En plus de cela, en raison de la crise COVID-19 😷, toute l’entreprise était en télétravail depuis plus de trois mois et mon équipe SRE/IT avait globalement moins de travail.
C’est pourquoi j’ai décidé de profiter de ce temps libre et d’améliorer mes compétences en développement & algorithmique !
Vous trouverez ci-dessous la liste de mes référentiels Git personnels sur lesquels j’écris du code. Mes principaux centres d’intérêt aujourd’hui sont les suivants (cela peut bien sûr changer avec le temps).
Note : Comme j’ai recommencé à travailler au début de l’année 2021, j’ai beaucoup moins de temps pour mes projets d’amélioration personnelle, mes progrès sont donc plus lents sur les projets ci-dessous.
[In Progress 🚧] I used to love maths, but then lost interest. Now I want to practise again, so I started training on Project Euler! I just hastily solved the first 2 problems and saw that if I took some more time, plus a pencil and a piece of paper, I could have found more elegant algorithms: https://github.com/Farzy/project-euler. I’m trying to use Rust for all problems 😊
[In Progress 🚧] I’ve started learning the basics of x86-64 assembly because… why not? I won’t go very far I think: https://github.com/Farzy/fant-asm. It’s also an excuse for writing some small helper scripts in Rust.
Note : Article de 2019 que je n’avais pas mis en ligne.
J’ai lu “AEIOU” de Jeffrey Brown, petite BD intimiste de feu l’éditeur de romans graphiques et autobiographiques « Ego comme X » liquidé hélas il y a quelques années.
Ça parle par petites touches de rencontres, d’un garçon timide et sensible (le dessinateur de la BD quand il était étudiant), de la fille qui lui plaît et qu’il a du mal à aborder, de son mal être à elle, de leurs rencontres, leurs gestes timides, leur premier baiser, etc.
C’est assez touchant à lire, et un peu troublant, car c’est la vie de l’auteur que l’on a sous les yeux, avec ses moments de gêne, ses imperfections… et l’on peut parfois y retrouver un peu de soi-même.