Les lectures de Farzad

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  • Métal Hurlant !

    Métal Hurlant !

    Let’s dive in comics and Sci Fi at the same time with Métal Hurlant (Heavy Metal in English)! For those who don’t know, Métal Hurlant, published between 1975 and 1987, then briefly from 2002 to 2004, is the reference comic / Sci Fi magazine that revolutionized contemporary comics at a time when comics were rather aimed at children, nice, familial, polished, smooth (Tintin, Asterix, Tanguy and Laverdure…).

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    Mythical authors such as Moebius, Caza, Bilal, Druillet, Giger, Tardi… have written and drawn in it. The works of this magazine have influenced many others like Mad Max, Alien, Blade Runner, etc. (it’s not me who says so, I copied Wikipedia’s article 😛 Major works of comics have been published in episodes in it: Moebius’ Arzach, Jodorowsky and Moebius’ Incal for example.

    For those interested in Pop Rock culture, two of the creators/editors of the magazine are Philippe Manœuvre and Jean-Pierre Dionnet, scriptwriters, journalists, rock critics… They also created the mythical television show Les enfants du Rock in the 80s! One of the programs that rocked my youth too 😍

    I discovered Howling Metal indirectly in my youth, when the Canadian animated film Heavy Metal was released in 1981. The film deeply marked me by its aesthetics and I discovered it too late. I was too young to read it anyway…

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    There I snapped and I started buying second hand the magazines I could find, to realize my childhood dream. A few weeks ago I received volumes 1 to 6, in very good condition, real collectors! Given their fragility and rarity (the special Lovecraft special edition that I already had in pieces and costs apparently more than 60€) I do not lend them but you can come and read them at my place with pleasure 🙂

    Update (2021/03/01): I now have the complete collection!

  • Métal Hurlant !

    Incursion dans BD et à la SF à la fois avec Métal Hurlant ! Pour ceux qui ne connaissent pas, Métal Hurlant, édité entre 1975 et 1987, puis brièvement de 2002 à 2004, est la revue BD / SF de référence qui a révolutionné la BD contemporaine à une époque où la BD était plutôt destinée aux enfants, gentillette, familiale, polie, lisse (Tintin, Astérix, Tanguy et Laverdure…).

    Des auteurs mythiques comme Mœbius, Caza, Bilal, Druillet, Giger, Tardi… ont écrit et dessiné dedans. Les œuvres de cette revue ont influencé de nombreuses autres comme Mad Max, Alien, Blade Runner, etc. (c’est pas moi qui le dis, j’ai copié l’article de Wikipédia 😛 Des œuvres majeures de la BD ont été publiées en épisode dedans : Arzach de Mœbius et l’Incal de Jodorowsky et Mœbius par exemple.

    Pour ceux qui s’intéressent à la culture Pop Rock, deux des créateurs / rédacteurs du magazine sont Philippe Manœuvre et Jean-Pierre Dionnet, scénaristes, journalistes, critiques rock… Ils ont aussi créé la mythique émission de télévision Les enfants du Rock dans les années 80 ! Une des émissions qui a bercé ma jeunesse aussi 😍

    J’ai découvert Métal Hurlant indirectement dans ma jeunesse, quand est sorti au cinéma le film d’animation canadien Heavy Metal en 1981. Le film m’a profondément marqué par son esthétique et j’ai découvert trop tard ce magazine. J’étais de toute façon trop jeune pour le lire…

    Là j’ai un peu craqué et j’ai commencé à acheter d’occasion les tomes que je trouve, pour réaliser mon rêve de jeunesse. J’ai notamment reçu il y a quelques semaines les tomes 1 à 6, en très bon état, de vrais collectors ! Vu leur fragilité et leur rareté (le hors-série spécial Lovecraft que j’avais déjà part un peu en morceaux et coûte apparemment plus de 60€) je ne les prête pas mais vous pouvez venir les lire chez moi avec plaisir 🙂

    Mise à jour (2020/03/01): J’ai maintenant la collection complète !

  • « L’arabe du futur » de Riad Sattouf

    J’ai _enfin_ lu l’année dernière le tome 1 de L’arabe du futur de Riad Sattouf, histoire de sa jeunesse en Libye et Syrie.

    « _Enfin_ » car, comme beaucoup de livres et bandes dessinées je les achète souvent en masse, lors de razzia dans une librairie ou, quand on habitait près de la Porte de Versailles, au Salon du Livre dont ma femme et moi ramenions 5 à 10 kg de livres… Et malheureusement je n’ai pas le temps de tout lire après l’achat et même, très souvent, je ne me sens pas prêt pour lire certains livres ou certaines bandes dessinées. L’arabe du futur a fait longtemps partie de cette seconde catégorie, il a fallu longtemps avant qu’il me dise « lis moi » quand je le regardais 🙂

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    Et quand je me suis senti enfin prêt, je l’ai dévoré ! C’est très drôle, très bien rendu, même si les anecdotes racontées sur ces 2 pays, Syrie et Libye, sont souvent atterrantes et m’ont laissé bouche bée.

    Je ne sais pas si Riad Sattouf a beaucoup romancé les anecdotes, il l’a fait clairement dans les « Cahiers d’Esther » dont je parlerai un jour, mais on peut se poser la question tellement il peut paraître surprenant qu’autant d’événements arrivent à une seule famille… Mais tous sont crédibles d’après moi.

    C’est cette abondance d’anecdotes qui a fait dire à un de mes collègues :

    Je n’ai pas trop aimé, je trouve que Sattouf tourne toujours autour des mêmes blagues et des mêmes sujets.
    Néanmoins il décrit effectivement des comportements ahurissants.
    Du coup je n’ai pas acheté le tome 2.

    D’autres collègues ont aussi trouvé qu’il y avait trop de négatif dans cette BD et n’ont pas lu la suite.

    Ce qui m’a marqué dans cette bande dessinée est le mensonge et la violence de la société arabe décrite par l’auteur.

    À commencer par son père qui ment tout le temps, avec beaucoup de naturel, à son entourage. Il semble aussi se mentir à lui-même sur l’état de son pays natal, la Syrie, qu’il idéalise. Tout le monde ment : pour cacher, pour se protéger, pour faire du mal, pour spolier les biens de son propre frère…

    Étant d’origine iranienne, je reconnais cette culture du mensonge moyen-orientale… C’est pour ça que je pense que l’auteur n’exagère pas. En Iran cependant, qui est d’une culture qui promeut une plus grande douceur de vie que la culture arabe, c’est plutôt un mensonge de politesse (« Tu viens chez moi quand tu veux ! » … en fait non, je t’aime bien mais ne sonne pas chez moi à l’improviste).

    Quant à la violence, elle est présente non seulement dans les relations entre adultes, mais aussi dans l’école et les jeux des enfants. C’est choquant mais guère surprenant dans ces pays et cette culture basée sur le machisme et le rapport de force.

    Heureusement l’humour et le dessin de Riad Sattouf adoucissent cette violence en la rendant comique, sinon ce serait indigeste. On remarquera aussi qu’il y a une couleur dominante par pays (je triche, je ne les avais pas tous remarquées) :

    • bleu pour la France
    • rose pour la Syrie
    • jaune pour la Libye
    • vert pour Guernesey
    • rouge pour la fiction

    Personnellement j’ai adoré cette BD et j’ai aussi dévoré les suites.

  • « Le Prince » de Machiavel

    J’ai lu l’année dernière Le Prince de Machiavel, ainsi qu’une étude sur le Prince qui permet de mieux comprendre l’ouvrage et la pensée politique de l’auteur.

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    En effet j’ai trouvé le livre passionnant mais difficile à comprendre à cause du manque de contexte 500 ans plus tard.

    C’est une lecture difficile mais vraiment intéressante dont on peu tirer des enseignements, comme tout bon livre de philosophie. Ces enseignements sont aussi bien des modèles à suivre que des contre-modèles bien sûr ! Certaines histoires sanguinaires racontées ici, fictives ou pas, ne méritent pas d’être rejouée.

    En complément de ces deux lectures je recommande aussi vivement d’écouter l’excellente série de chroniques que Patrick Boucheron, professeur au Collège de France, a réalisée sur France Inter en été 2016 : Un été avec Machiavel.

    Patrick Boucheron nous apprend entre autre à distinguer le péjoratif « machiavélique » du plus neutre « machiaviélien », néologisme de son cru pour désigner la pensée de l’auteur.

  • « La Possibilité d’une île » de Michel Houellebecq

    J’ai lu il y a quelques temps « La possibilité d’une île » de Michel Houellebecq (https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Possibilit%C3%A9_d%27une_%C3%AEle).

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    Je l’avais acheté il y a encore plus longtemps, il y a plusieurs années, mais je n’étais pas motivé pour le lire vu sa noirceur.

    Finalement j’ai beaucoup aimé. C’est cynique et misanthrope comme tous ses livres mais j’apprécie le côté SF qui côtoie des réflexions sur la société et les relations humaines. Ça a beau être un roman, on retrouve dedans des éléments caractéristiques de notre société contemporaine, des références au réel, et c’est ça qui en rend la lecture perturbante.

    Comme je le disais, il faut être de bonne composition pour attaquer la lecture de ce livre, il ne m’a pas du tout déprimé mais je pense qu’il aurait eu un tout autre effet sur moi si j’étais moins enthousiaste sur l’avenir…