Les lectures de Farzad

Auteur : Farzad

  • « Les gardiens du Louvre » de Jirô Taniguchi

    « Les gardiens du Louvre » de Jirô Taniguchi

    Voici une bien étrange bande dessinée, qui m’a d’abord un peu déçu avant de m’émouvoir.

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    Je pensais avoir acheté cette BD au Louvre lors d’une de nos dernières visites (j’adore le Louvre ! Je ne me lasse jamais d’y retourner…), mais en fait je l’avais acheté l’été dernier à Tours, en vacances, dans une excellente librairie BD que l’on a découvert là-bas, Bédélire, que je recommande vivement, ne serait-ce que pour sa décoration intérieure.

    Le scénario de l’histoire est la visite en France d’un homme qu’on sait être japonais, mangaka ou amateur de BD, qui décide de passer quelques jours à Paris après avoir visité le salon de la BD de Barcelone. Il compte profiter de ses quelques jours à Paris pour faire le tour des musées parisiens. Mais à cause d’un grosse fièvre il commence à délirer dans son lit.

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    Il décide finalement de restreindre sa visite au Louvre. C’est là que cette BD a commencé à me paraître un peu étrange, avec très peu d’action, pas de vraie trame mais beaucoup de très belles planches.

    Les dessins sont très beaux, presque photographiques, l’intérieur du Louvre, la cohue, les paysages parisiens, sont vraiment superbement dessinés.

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    On y voit la foule, Taniguchi se moque même des touristes qui se prennent en photo, le doigt « posé » sur le sommet de la pyramide de verre.

    Pour ce qui est de l’histoire, elle est étrange : notre visiteur japonais est repris de poussées de fièvres et recommence à délirer dans le Louvre. Mais cette fois il est transposé dans un Louvre onirique, issue de son esprit, où il se trouve tout seul, uniquement entouré de choses qui semblent être l’esprit des œuvres du musée, dont une lui parle régulièrement. Les dessins sont splendides certes, mais cette partie de la BD commençait à me faire penser qu’il ne s’agit que d’une œuvre de commande dont le but est de faire la promotion du Louvre, page après page.

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    Et chaque jour, après avoir émergé de son rêve éveillé, le visiteur revient au Louvre. Il se retrouve parfois transporté dans d’autres endroits, à d’autres époques :

    • Au XIXème siècle à l’époque du peintre Corot, à Paris, il se voit visiter une exposition et parler à un peintre japonais de la fin du XIXème, admirateur de Corot ;
    • Au même siècle à Tokyo, lors d’une exposition consacrée à la peinture occidentale, avec un écrivain japonais qui a popularisé Corot là-bas ;
    • A Auvers sur Oise, dans les champs et dans le village, près de Vincent Van Gogh avec qui, une fois la surprise initiale passée, il parle. Et Van Gogh lui fait visiter sa petite chambre qui lui sert d’atelier ;
    • Dans le jardin de Daubigny où il peut admirer une magnifique fresque de celui-ci…
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    Les dessins de paysages de Taniguchi sont vraiment très beaux, la sérénité qui accompagne les déambulations de l’auteur est apaisante… Mais il n’y a pas vraiment d’histoire, pas d’enjeux et mon avis sur cette BD était mitigé.

    Mais tout a basculé quand le héros, lors de son avant-dernière visite au Louvre, se trouve transporté en 1939, peu avant l’invasion de Paris par les troupes allemandes.

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    Cette partie de la BD raconte comment en 1939 le directeur des musées nationaux, Jacques Jaujard, prit la décision audacieuse et risquée de déménager l’intégralité (ou presque) des œuvres du Louvre dans le sud-est de la France pour qu’elles ne soient pas pillées par l’envahisseur : peintures comme la Joconde (tableau le plus célèbre du musée), le Radeau de la Méduse (immense, 5x7m, impossible à rouler sous peine de l’abimer), et même des sculptures gigantesques comme la Victoire de Samothrace, composée d’une centaine de fragments !

    Ayant d’ailleurs visité le Château de Cheverny l’été dernier, j’étais d’autant plus marqué par cet événement de la Seconde Guerre Mondiale resté quasi confidentiel. En effet, non seulement Cheverny a servi de modèle au fameux Château de Moulinsart de Tintin, mais il a aussi servi à abriter une partie des œuvres du Louvre en 1939 !

    Et à partir de là, je n’étais plus dans la sérénité d’une visite solitaire du Louvre mais je me suis senti vraiment embarqué dans cette aventure hors du commun, avec de vrais héros anonymes ou oubliés comme Jaujard.

    C’est cette partie de la BD que j’ai vraiment adorée. Elle m’a même vraiment ému, je le suis encore en écrivant cette critique.

    Lors de sa dernière visite au Louvre notre visiteur fait une dernière rencontre émouvante, mais je n’en dis pas plus…

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    Je suis finalement assez content de cette lecture. C’est très certainement une œuvre de commande dont le but est de faire la promotion du Louvre, mais l’auteur a su la rendre vraiment intéressante dans les deux derniers chapitres. Si vous êtes amateur d’art, et surtout si vous connaissez un peu le Louvre, je vous recommande chaudement cette bande dessinée.

  • De nombreuses lectures de BD fin 2019 !

    Hello, j’ai lu beaucoup de BD récemment, je vous partage celles que j’ai bien aimées (toutes 😜).

    J’
    ai dévoré la série Aldébaran de Léo (https://www.bedetheque.com/serie-1805-BD-Aldebaran.html) qu’un collègue m’avait recommandée. J’ai vraiment adoré l’histoire, les dessins, même si, comme je le dis juste au dessus, les mouvements sont très mal rendu. Excellente lecture pour amateurs de SF. Dans la foulée j’ai lu tout Bételgeuse d’un coup !

    Je trouve le dessin un peu statique et naïf, mais l’histoire est prenante, je suis impatient de lire la troisième série, Antarès.

    Je ne sais pas ce qu’en pensent les amateurs de BD de SF mais je trouve des similitudes avec le Cycle de Cyann (https://www.bedetheque.com/serie-37-BD-Cycle-de-Cyann.html) dans les thèmes (relations humaines, sexualité dans un univers SF) et le dessin… et vous ?
    J’
    ai justement relu tout le Cycle de Cyann de Bourgeon et Lacroix (les 2 premiers font dans les 100 pages !) pour pouvoir lire le 5ème tome, « Les couloirs de l’entretemps ». En effet j’avais un peu oublié l’histoire tellement c’est dense…

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    J’ai beaucoup aimé le tome 5 alors que j’avais un peu moins aimé les 3 et 4. La qualité du scénario remonte, sans égaler les 1 « La sOurce et la sOnde » et 2 « 6 saisons sur ilÔ », mais suffisamment pour me donner envie de lire la suite.

    Je recommande aussi pour les amateurs de SF et de beaux dessins (ici aussi les mouvements sont mal rendus…).
    Quai d’Orsay, de Lanzac et Blain. J’ai lu le tome 2, il est aussi drôle que le premier. C’est une parodie de Dominique de Villepin, alors ministre des affaires étrangères. Le scénariste a été conseiller, « spécialiste des langages », sous Villepin.

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    C’est drôle, absurde et ça donne une mauvaise image de la diplomatie 😄

    Je conseille aussi le film, il est aussi drôle que la BD.
    J’
    ai enfin fini Donjon Crépuscule ! Toujours de Sfar et Trondheim avec des dessinateurs invités.

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    J’ai trouvé les 4 derniers tomes inégaux, scénarios parfois très bateau… Mais la série se conclut enfin, avec une petit larme au coin de l’œil…

    Et pour rappel Sfar et Trondheim sont en train de produire des suites à Donjon ! Ils en parlent régulièrement sur Instagram : https://www.instagram.com/p/B8l4GPei8WL/?utm_source=ig_web_copy_link
    Le
    Légataire tome 1 de Giroud, Béhé, Meyer. C’est la suite du Décalogue, scénario de Giroud et un dessinateur différent à chaque tome. Pour rappel le Décalogue est l’histoire de versets (imaginaires) cachés et perdus du Coran qui en changeraient totalement la nature guerrière pour en faire un message de paix. Des gens se battent et complotent sur plusieurs générations pour retrouver ou au contraire faire disparaître ces commandements…

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    Le Légataire démarre 2 ans après la fin du Décalogue. C’est un peu moins bon que le Décalogue mais le tome 1 reste dans le même ton un peu glauque et inquiétant. Ça me donne néanmoins envie de lire la suite et de voir si la qualité est au rendez-vous.
    Le
    Triangle Secret tome 1. Encore une histoire de complot et de religion, mais cette fois sur le christianisme 😃

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    Jésus ne serait pas mort sur la croix mais à la place c’est… Je n’en dit pas plus, chut ! Il y a une société secrète, créée il y a 2000 ans, qui garde le secret et le Pape essaie quant à lui de faire disparaître ceux qui savent. Je n’ai pas envie de finir assassiné comme un des historiens qui a eu le malheur de découvrir la vérité dans le tome 1 😱

    Dessin un peu naïf mais j’aime bien l’histoire, à suivre.
    L’Ordre de Cicéron de Malka et Gillon. Une histoire d’avocats donc, de familles déchirées, de guerre entre cabinets, de secrets de famille terribles remontant à la 2ème guerre mondiale…

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    Le début est intéressant et me donne envie de lire la suite. Pour info Richard Malka est un avocat réputé. C’est notamment l’avocat de Charlie Hebdo et de Clearstream. Je crois que j’ai une dédicace de lui pour une BD parodique dont il est un des scénaristes, La Face Karchée de Sarkozy 😛
    Le
    retour à la terre tome 2, de Ferri et Larcenet.Que dire dessus ? Pas besoin de beaucoup de mots : c’est Larcenet, donc c’est bien ! Toujours aussi émouvant et drôle.

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    Le tome 6 est sorti récemment, encore des €€€ à dépenser, pfff…
    À boire et à manger tome 1 de Guillaume Long, dessinateur et gourmand. C’est une compilation de BD de presse, toutes axées autour de la cuisine. Il y aussi bien de recettes que des anecdotes personnelles, des critiques de restos, du tourisme culinaire, des conseils d’ustensiles ou des astuces cuisine…

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    C’est inégale mais généralement drôle. Il y a 4 tomes ! De quoi faire une indigestion…
    Le
    Chat du Rabbin tome 7 et 8 de Sfar. Malgré le dessin tremblé j’aime bien cet auteur et surtout cette série, car il y a beaucoup de philosophie, d’analyse de l’être humain et des sentiments… Et bien sûr une découverte humoristique du judaïsme à travers un chat qui parle et se prend pour un juif.

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    J’ai trouvé ces 2 tomes meilleurs que les quelques tomes précédents. Et le tome 9 est sorti juste après que j’ai finir le 8 !

  • « Il faut flinguer Ramirez » de Nicolas Petrimaux

    Ce
    qu’il y a de bien quand on est accro à la BD et que la PÀL (la Pile à lire) ne se tarit jamais, c’est qu’on peut toujours occuper un moment calme (quand par exemple la compote cuit doucement avec un minimum de surveillance 😋) par une lecture passionnante !

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    J’ai dévoré le premier tome de Il faut flinguer Ramirez (en attendant de dévorer la compote) et j’ai adoré !

    À la fois drôle, violente, pleine de suspense et de surprises, cette bande dessinée est construite comme un film ou une série télé, avec génériques, effets spéciaux, publicités, mouvements de caméras. Il y a du suspens en permanence et même une surprise à la fin du tome 1.

    On est averti dès le dos de couverture qu’une incertitude plane sur l’identité de ce fameux Ramirez, et on n’est pas déçu. Un assassin mexicain, qui se cache après avoir roulé des associés, serait désormais caché sur l’identité d’un débonnaire génie de la réparation d’aspirateurs, muet de surcroit. Les publicités et modes d’emploi d’aspirateurs qui servent d’interlude entre les scènes aident à compenser la violence de l’histoire par un humour décalé :

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    Et très vite l’ambiguïté de la situation du fameux Ramirez nous est présentée par une double page qui rappelle des changements de plans cinématographiques :

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    Les titres des chapitres ressemblent aussi à des incrustations 3D :

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    Et de nombreux accessoires et lieux de l’histoire nous sont présentés comme des publicités lors d’interludes nombreux. Voitures, bière, banque… Pas de doute, nous sommes bien en train de regarder une série à suspens à la télévision américaine !

    Quand j’ai lu que l’auteur travaillait dans le milieu de la vidéo, des effets spéciaux et des jeux vidéo avant de sortir cette première BD, je n’ai donc pas été surpris : l’auteur n’a fait que transposer, avec bonheur, ses compétences cinématiques sur le papier.

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    Il y a aussi de la romance dans l’histoire. Une braqueuse un peu délurée que Ramirez croise par hasard ressemble énormément à son ancien amour. Il est troublé, même désemparé à un moment, suant à grosse goutte. Il en pleure ensuite chez lui, seul dans son appartement en se remémorant son ancienne compagne… Sensible, émotif, lui, le tueur implacable ? Étrange… 😉

    Je trouve que cette BD est vraiment bien dessinée, on sent bien qu’une grande partie du travail de dessin et de colorisation est fait sur ordinateur, mais la qualité est au rendez-vous.

    L’humour est omniprésent, les références culturelles aussi. Les personnes de ma génération reconnaîtront sans doute facilement le personnage qui se fait braquer dans la page de droite suivante. La voiture rouge, la chemise à fleur, la belle moustache, son coup de fil à un certain Higgins : c’est… c’est… ? 😆

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    Et sur la page gauche on reconnaît une pauvre Renault 5 déguisée en voiture décalée pour américain blasé des gros 4×4.

    Je suis vraiment content d’avoir découvert cette BD grâce à un collègue de travail qui l’a encensée sur notre canal de discussion littéraire. J’ai dévoré le premier tome sans m’arrêter, sauf pour aller surveiller la compote, et je suis impatient de lire la suite car il y a une belle surprise et un _cliffhanger_ à la fin.

  • « Zaï Zaï Zaï Zaï » de Fabcaro

    Début 2019 je n’avais plus lu de BD depuis longtemps, je m’y suis remis intensivement pendant les congés de l’été dernier et je rattrape un peu le retard de mes recommandations maintenant 😄

    Coup de cœur de l’été dernier : « Zaï Zaï Zaï Zaï » de Fabcaro https://www.bedetheque.com/BD-Zai-zai-zai-zai-247241.html

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    C’est un road-movie complètement absurde d’un homme qui est poursuivi par la police car il a fait les courses au supermarché sans sa carte de fidélité… C’est proche de l’humour absurde anglais, le dessin est sobre et pince-sans-rire, et l’ensemble est désopilant !

    Il ne faut pas chercher de sens à rien, ni au dessin, ni à l’intrigue, ni aux dialogues. D’ailleurs la fin réserve une surprise en rapport avec le titre… Pas de morale, pas d’enseignement, rien, juste de l’absurde dans chaque case. J’aimerais trouver plus de BD de ce genre ci, j’ai l’impression que ça reste rare, car il y a un gouffre entre les BD humoristiques qui font gentiment sourire et celle-ci qui fait rire aux éclats.

    À lire absolument, tout comme ses autres livres je pense, notamment « Formica » qui est aussi drôle. A chaque fois je me tords de rire tout seul.

  • « Homo Economicus » par Daniel Cohen

    Le titre complet est « Homo Economicus, prophète (égaré) des temps nouveaux », où l’on devine que le contenu ne sera pas une apologie de l’économie et de l’humain rationnel…

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    J’ai déjà lu et commenté un autre excellent livre de vulgarisation économique de Daniel Cohen, « La prospérité du vice ». Celui-ci est plus récent, il se pose la question des rapport entre l’« homo economicus » théorique, rationnel et la recherche du bonheur, la liberté, l’efficacité.

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    C’est une réflexion plus inquiète, qui pointe les travers de notre monde et de l’économie, en sortant du seul domaine économique pour aller puiser des faits, des preuves, du côté de la biologie, de la sociologie, des biais cognitifs…

    Il y a aussi quelques références à la psychanalyse et à Freud et je trouve ça dommage bien évidemment, car faire référence à un tel tissu de conneries nuit un peu à la crédibilité de l’auteur. Heureusement Daniel Cohen en parle peu ! D’ailleurs, en aparté sur la psychanalyse, je conseille vivement la lecture de l’ouvrage collectif « Le livre noir de la psychanalyse » ou le visionnage des documentaires de Sophie Robert, dont « Le mur ».

    Le livre comment par le bonheur, le fameux indicateur de Bonheur Intérieur Brut du Bhoutan, où l’on voit que la réalité est plus complexe, qu’il se suffit pas de décréter le bonheur pour l’avoir… L’introduction de la télévision au Bhoutan et de tout son flot d’images violentes, de luxure, d’idéaux inaccessibles, a mis à mal le « bonheur » du Bhoutan…

    Car rien n’est simple, contrairement à ce que voudrait nous faire croire certains économistes, l’humain n’est pas rationnel, ce n’est pas un agent économique dénué d’émotions, fiable, robotisé.

    Une partie que j’ai trouvé passionnante dans le livre est le parallèle que l’auteur fait entre l’Empire Romain et les USA : leur croissances, leurs forces, leurs faiblesses, leur déclin (du moins pour le premier !). Bien évidemment on ne peut pas plaquer les raison du déclin de l’Empire Romain sur les USA et décréter la chute future de ceux-ci, l’auteur montre bien que l’histoire ne peut pas ainsi être transposée, mais c’est néanmoins très éclairant sur le fait qu’aucun empire n’est immortel et que les causes de disparitions peuvent être très difficiles à déceler et éviter.

    On retrouve plus loin ces difficultés à concilier _bonheur_ et _plaisir_ : économiquement parlant, beaucoup de gens trouvent du _plaisir_ à gagner plus d’argent et pense que ce gain supplémentaire fera leur _bonheur_. Mais Daniel Cohen montre que même les gens riches ne sont pas heureux pour autant et aimeraient gagner encore plus pour être heureux ! Vous pouvez vous-même vous poser la question : serez-vous plus heureux durablement après une augmentation ? Généralement l’impression de bonheur s’estompe vite…

    Quand je dis que l’auteur _démontre_ ce qu’il dit, c’est que tout ce qu’il écrit est documenté, il fait référence à d’autres études, les notes de bas de page sont nombreuses. Les affirmations ne sortent pas d’un chapeau et c’est une chose que j’apprécie particulièrement dans ce livre.

    Il y a aussi une réflexion intéressante sur la pauvreté. L’auteur parle notamment de l’économiste franco-américaine Esther Duflo qui a récemment emporté un Prix Nobel d’Économie (je fais un raccourci, suivez le lien pour la dénomination exacte) pour son travail sur la lutte contre la pauvreté.

    Autre chapitre qui m’a marqué, c’est celui sur l’économie numérique. Il y dit notamment que, au lieu de rapprocher les gens, Internet nous isole… Ça peut paraître paradoxal mais c’est bien argumenté ici.

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    Il y a pleins d’autres réflexions intéressantes dans ce livre, je ne vais pas tout reprendre 😄Le livre est assez petit, 220 pages, et se lit très bien.

    Ce que je dirais en conclusion est que Daniel Cohen n’apporte pas de réponse définitive, pas de solution. C’est tant mieux car ça lui évite de se planter comme la plupart des futurologues ! Par contre il nous fait réfléchir en rapprochant l’économie de sciences dures ou sociales.