Five years ago, between the 7th and 9th of January 2015, 3 islamic terrorists killed 17 people in France: journalists, cartoonists, police officers, customers, in the name of their sick beliefs. Some of these people, like the economist Bernard Maris and the cartoonists Cabu or Wolinski were people I really like. Cabu for example appeared in a TV show for kids that I loved in the 80’s. These were all nice people.
“It’s everybody’s fault: the Republic’s fault, the Occident’s fault, the Capitalism’s fault… but not terrorists’ fault”
Immediately after the tragic events, someone, whom I thought was part of my family, wrote multiple posts on Facebook saying that terrorism was not due to, well… islamic terrorists, but to “Capitalism”, to “injustice” or some other scapegoats. He wrote that Charlie Hebdo was a racist magazine, that we should not unite under the “values of the Republic”, because the Republic is capitalistic, that criticising a religion is racism and went on, promoting Marxism…
My wife and I were shocked. We tried to respond to his sickening messages but only ended being blocked by a few people from my own family who supported him, and being ignored forever by them…
We live in a free country, blasphemy does not exist, we are free to think and debate ideas, beliefs, and to criticize them. Nothing has changed, we will not sink.
Five years later, I will not let any political or religious ideology threaten my freedom.
Five years later, I will not forgive people who support the unspeakable in the name of their own sick ideology.
Tahdig signifie « fond de la casserole ». Ce terme décrit la croûte de riz grillé croquant qui couvre le fond du plat si on a bien réussi la cuisson. C’est un plat assez simple et délicieux avec juste un peu de beurre ! Le Riz Basmati est en effet très parfumé naturellement. Ma femme et les enfants adorent et ne s’en lassent jamais, contrairement aux pâtes 🙂
Voici les ingrédients et ustensiles nécessaires.
Les ingrédients
Du riz Basmati, si possible du bon, pas celui de supermarché
J’utilise la marque Tilda, que j’achète en sac de 10 kg dans une épicerie iranienne à Paris, Eskan. On doit le trouver aussi dans des épiceries indiennes. Un ami à moi expatrié à Singapour en trouve même facilement là-bas !
Huile d’olive
Gros sel
Eau pure
Une grande passoire
Une sauteuse large, anti-adhésive, mais évitez le téflon !
Le couvercle de la sauteuse. C’est indispensable ! Par de couvercle, pas de tahdig…
Il se fait de belles sauteuses et beaux faitouts en aluminium recouverts de céramique chez Aubecq ou Beka par exemple.
Le petit plus pour parfumer et colorer…
Si vous voulez que le riz soit safranné comme le mien (la belle teinte jaune et le parfum inimitable), il vous faut aussi :
Du safran en pistil. On trouve de la production française maintenant, le mien vient d’Eskan aussi
un peu de sucre en poudre ou un morceau de sucre concassé
un mortier
La préparation
Si vous avez du safran :
Mettez une belle pincée de safran dans le mortier avec un peu de sucre en poudre.
Le sucre aide à bien broyer les pistils
Broyez bien jusqu’à obtenir une poudre
Réservez
Préparation du riz :
Mesurez le volume de riz en tasses, il faudra ensuite bien doser l’eau de cuisson en fonction du volume de riz. Je verse 2 ou 3 tasses suivant la quantité désirée. Attention à ce que ça tienne dans la sauteuse ! Si vous faites trop de riz le poids risque de l’écraser un peu avec ce mode de cuisson, il sera collant et moins joli au service.
Faites tremper le riz dans une très grande quantité d’eau fraîche. Cette étape sert à enlever l’excès d’amidon et à alléger le riz. Vous pouvez changer l’eau une ou deux fois. Moi je verse le riz dans un égouttoir que je pose dans l’évier que je couvre totalement d’eau, au moins une demi-heure et je ne fais pas de second trempage ou rinçage. A vous de trouver vos marques.
Faites chauffer une quantité d’eau égale à 1.5x celle de riz. Je fais chauffer une grande quantité d’eau à la bouilloire, à 80° ou 90°, et je mesure ensuite la quantité avec la même tasse que celle qui sert à doser le riz. Réserver l’eau chaude.
La cuisson
Versez de l’huile d’olive dans la sauteuse, je couvre presque le fond, sans en mettre trop. Là c’est pareil, j’y vais au jugé, vous devrez expérimenter.
Faites chauffer la sauteuse, feu moyen, puis augmentez un peu la température quand la sauteuse est suffisamment chaude.
Égouttez bien le riz et versez-le dans la sauteuse. Mélangez bien avec une cuillère en bois pour que le riz absorbe l’huile et n’accroche pas au fond.
Attention ! Il ne s’agit pas de faire griller le riz ni de faire du riz soufflé ! Ne mettez pas le feu trop fort, et dès que le riz commence à accrocher, passez à l’étape suivante. Je fais revenir le riz une à deux minutes, pas plus.
Comme nous allons faire une cuisson pilaf il faut doser l’eau en fonction de la quantité de riz (vous vous souvenez de la tasse ?). Mesurez 1.5 fois le volume de riz en eau que vous aviez préalablement chauffée et versez-la dans le riz. Si par exemple vous avez mesuré 2 tasses de riz, il vous faudra exactement 3 tasses d’eau.
Étape safran : Si vous aviez auparavant préparé du safran en poudre, utilisez l’eau pour bien récupérer le contenu du mortier et mélanger à l’eau de cuisson. Attention à continuer à doser la quantité d’eau 🙂
Ajoutez du gros sel. Là aussi il vous faudra apprendre à doser le sel… Comme tout le sel sera absorbé, il ne faut pas en mettre trop. Moi j’utilise une cuillère doseuse en bois dont je ne connais pas la contenance exacte. Pour 2 tasses je dirais qu’il faut environ 2 cuillères à café bombées de gros sel. Allez-y doucement et vous ajusterez la quantité les prochaines fois 😉
Baissez le feu ! Il doit être plutôt doux pour que l’eau bouillonne très légèrement.
Mélangez délicatement le riz pour bien répartir le sel et le safran. Il s’agit de ne pas casser les grains de riz long. Ça ne change rien au goût mais c’est moins esthétique au service. D’ailleurs, pendant toutes les étapes de la préparation faites attention à ne pas briser les grains de riz sec.
Couvrez bien la sauteuse… et oubliez le tout sur le feu entre 45 minutes et 1 heure.
Et oui ! Si vous avez les bons ustensiles et la bonne température, il n’y a plus rien à faire, aucune surveillance nécessaire. La première fois je vous invite néanmoins à surveiller la cuisson.
Si vous sentez une odeur de brûlé, c’est que c’est trop tard : le feu était trop fort et le fond a brûlé, désolé.
Sinon, la magie s’opère :
Le riz cuit tout doucement dans l’eau, puis continue à cuire doucement dans la vapeur (je vous avais dit que le couvercle est indispensable).
Le riz en contact avec les parois cuit plus fort, durcit jusqu’à former une croûte, comme un gâteau croquant. L’huile d’olive et la casserole en céramique aident à ce que ça ne colle pas.
Le service
Si vous avez bien suivi toutes les étapes, et avec un peu de pratique, voici ce que vous allez obtenir :heart_eyes: Ici j’ai utilisé du safran qui a bien coloré le riz et sa croûte.
En Iran on aime bien service le riz bien beurré. Voici comment je procède pour beurrer le riz tout en gardant la croûte (tahdig) croustillante.
Avec une écumoire ou une grande cuillère je récupère tout le riz, sans toucher à la croûte, pour le mettre dans un grand plat de service.
Je coupe de petits morceaux de beurre que je répartis sur le riz.
Je mélange délicatement avec deux fourchettes : souvenez-vous qu’il faut essayer de ne pas casser les grains de riz.
Puis je retourne rapidement la sauteuse au-dessus du plat. Si le riz n’a pas collé, la croûte se détache d’un bloc comme sur ma photo !
Bon appétit !
Il n’y a plus qu’à se mettre à table et à manger tant que c’est chaud !
Les gourmands se partageront vite le tahdig, il n’y en a pas une grosse quantité. Et comme c’est un processus simple mais long, vous n’en trouverez jamais dans un restaurant iranien.
Le riz basmati a beaucoup de goût, surtout s’il est safranné, pas besoin d’accompagnement ou de sauce à part le beurre ! Cela fait un plat complet pour le soir et les restes sont excellents plusieurs jours.
Par contre le tahdig ramollit au réfrigérateur et lorsque vous le réchauffez au micro-ondes… Donc, si vous avez un four avec grill, vous pouvez réchauffer le tahdig le lendemain en le mettant une ou deux minutes sous le grill à 240°. Attention à ne pas le brûler.
J’ai encore craqué, cette fois j’ai acheté l’intégralité des 30 premiers numéros de Jeux et Stratégie 😏
Entre ça et les Métal Hurlant, dont je n’ai pas fini les achats, je ne sais pas quand j’aurai le temps de lire 😆
C’était le meilleur (et seul ?) magazine de jeux des années 80, il parlait vraiment de tous les jeux intéressants. Les jeux sur ordinateurs font vraiment rêver aujourd’hui… :
Dans le genre plus sérieux j’ai fini le numéro 3 de Zadig, le trimestriel édité par Le 1 hebdo qui raconte la France. Numéro intéressant consacré au travail. Il y a des reportages, des histoires, un reportage en photos, des portraits, Le tome 2 consacré à la nature était intéressant aussi, mais j’ai trouvé le tome 1 plus ambigu, car il a été écrit à l’époque où les Gilets Jaunes n’étaient pas un ramassis de fachos et d’anarchistes violents, la revue en faisait un portrait élogieux 😠
Dans la forme, c’est donc très proche de la Revue XXI, et j’aime bien. Et enfin j’ai lu le numéro 1 de la revue Métal Hurlant 😍
C’est émouvant pour moi, mais en même temps, c’est amusant de lire ça aussi longtemps après 1975, car la maquette est moche, la couleur absente, les pubs surannées… 😃
Beaucoup d’histoires de Mœbius dedans, et c’est bien. Que de la SF, c’est très « adulte » et parfois sexuel… Une autre époque. Il y a dedans le premier éditorial de Jean-Pierre Dionnet.
Avec ce livre, c’est un tout autre domaine que j’aborde, la sociologie ! La démocratie des crédules de Gérald Bronner s’attache à énumérer, analyser, justifier scientifiquement les biais psychologiques qui font que tant de gens croient à des théories du complot, à des mensonges incroyables, des choses totalement fausses, etc., dans le contexte particulier d’Internet. L’émergence d’Internet a en effet amplifié la diffusion et la prégnance de toutes ces théories fausses qui, auparavant, ne quittaient pas le comptoir du café du coin de la rue…
Bronner (https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rald_Bronner) est un sociologue de référence, un « vrai sociologue » comme j’aime à dire, contrairement à toute une génération de sociologues biberonnés aux théories absurdes et non prouvées de Bourdieu 😄
Il écrit souvent des articles dans la revue Science et Pseudo-sciences et dans divers magazines. Il est plutôt spécialisé dans les croyances collectives et plus généralement les phénomènes de cognitions sociales. Ce livre de vulgarisation et de synthèse est heureusement très lisible et comporte peu de jargon de sociologue.
Dans une première partie Bronner donne plein d’exemples de biais, propose des jeux qui permettent de mettre en évidence nos biais de raisonnement qui nous amène à donner des réponses totalement fausses, mais qui ont l’apparence de la vérité. Je crois que je me suis lamentablement vautré dans tous les exercices / jeux qu’il propose et donné des réponses fausses ! 😒
Il détaille ensuite plus scientifiquement ces biais, donne des exemples très concrets et contemporains (le livre, écrit en 2013, et toujours totalement d’actualité), cite des études scientifiques, dont des études contradictoires avec sa thèse. Après avoir démonté par la preuve le soi-disant scandale des suicides de France Télécom (mes convictions à ce sujet ont été ébranlées…), il parle abondamment de la démocratie participative, sujet vraiment d’actualité avec les Gilets Jaunes, en expliquant les limites de la « sagesse des foules ». Tous en étant un fervent défenseur de la démocratie, il en démontre les limites quand il s’agit de choisir entre l’avis d’un expert et l’opinion de la foule…
Dans une troisième partie plus courte il tente d’apporter des ébauches de solutions, des pistes, notamment dans le cadre de l’enseignement. Cette troisième partie m’a rendu cependant plus pessimiste qu’avant ma lecture, car les solutions sont rares et difficiles à mettre en œuvre !
Je recommande chaudement cet ouvrage à tous ceux qui cherchent à garder un esprit critique et à comprendre comment déjouer les pièges de notre cerveau, l’utilisation de nos biais psychologiques par des manipulateurs et le rôle négatif d’Internet dans la diffusion de croyances et de complots. Voici un autre article sur ce livre : https://www.afis.org/La-democratie-des-credules
Voici un livre autobiographique, dans un style très différent de ce que je lis habituellement, plus sombre mais d’une écriture remarquable. Une fois que je l’ai commencé je ne l’ai quasiment plus lâché. C’est « Le Lambeau » de Philippe Lançon. Lançon est journaliste à Libération et chroniqueur à Charlie Hebdo, il était dans la salle de rédaction le 7 janvier 2015 et c’est l’un des rares survivants… Il a reçu 2 balles dans les mains ou bras et surtout une balle dans le visage qui lui a arraché une partie du visage (mâchoire, lèvre inférieure…). Lançon a écrit ce livre 3 ans après, en reconstituant sa vie à partir de sa mémoire, des souvenirs de ses proches, des mails, des messages, tout ce qui s’est passé depuis la veille de l’attentat.
De nombreuses pages sont consacrées à sa convalescence, à la reconstitution de son visage, à partir d’un os et de chair en provenance de sa jambe (d’où le titre). La lecture de ces passages peut être difficile, mais c’est extraordinairement bien écrit, très intelligent, très belle trame avec des retours arrière, des introspections, des digressions sur la musique, les arts, où l’on voit que Lançon est un fin observateur du monde qui l’entoure. Il a su rendre addictive la lecture d’un livre qui aurait pu être simplement descriptif ou malsain sinon.
Ce livre me touche énormément parce que l’attentat de Charlie Hebdo est un des événements qui m’a le plus traumatisé ces dernières années. J’y ai vu disparaître plusieurs de mes idoles, Cabu bien sûr dont les BD et caricatures ont bercé mon enfance, ses passages à la télévision dans une émission pour enfants… Charb… et surtout l’économiste atypique Bernard Maris que j’écoutais sur France Inter et dont j’avais lu un livre en deux volumes (Antimanuel d’économie)… Maris était allongé devant Lançon, cervelle éclatée par une balle de Kalachnikov… Chose incroyables et triste, le livre se finit sur la journée du 13 novembre 2015 : Philippe Lançon est à New York et il apprend l’attentat du Bataclan.
Trois jours après la fin de ma lecture c’était justement le 4ème anniversaire de cet attentat. C’est une coïncidence mais ça rend la lecture de ce livre encore plus marquante. Je le recommande chaudement, même si le sujet peut sembler sinistre c’est incroyablement bien écrit ! 500 pages que j’ai dévorées.