J’ai fini « Vivre – Le compte à rebours » de Boualem Sansal. Étonnamment, l’édition Folio récente que j’ai s’intitule « Vivre » tout court. Est-ce en hommage à son auteur, enfermé depuis un an dans une prison algérienne, avec un cancer ? C’est fort possible, d’autant plus que la courte biographe de l’auteur fait état de son emprisonnement.

Comme je l’imaginais et l’avais senti dès les premières pages, ce n’est pas qu’un roman fictionnel. À l’instar de « 2084 » du même auteur c’est aussi une fable politique, et un lieu de réflexion de l’auteur sur nos décennies récentes.
D’ailleurs, le récit étant écrit à la première personne, parfois lorsque Paolo se lance dans une digression sur l’état de la société, la politique ou la religion, j’ai l’impression que c’est plus l’auteur que le personnage qui parle ! Cette confusion m’a rendu la lecture un peu plus compliquée, ne sachant plus où s’arrête la fiction et où commence le commentaire politique, mais ça s’est estompé heureusement avec l’avancement du compte à rebours et le suspens grandissant.
Alors que j’imaginais un simple délire du personnage principal qui pensait avoir été contacté par une Entité extraterrestre, la fin du roman confirme qu’on est bien dans de la science-fiction, et que l’Entité existe vraiment. Mais la toute fin est surprenantes, et remet en question toute l’histoire galactique ébauchée dans la « postface » écrite un milliard d’années après les évènements, avec une fable sur l’origine de l’univers et des êtres vivants qui la peuplaient bien avant l’apparition de la Terre.
Au final, une lecture agréable, sans être transcendante, pour qui apprécie l’universalisme de Boualem Sansal.

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