Ces deux livres de Joann Sfar se suivent, même si, étonnamment, ils ne sont pas publiés comme était les volumes d’une même série. Le premier parle plus du père de Joann Sfar, de religion, de sa petite enfants, et le second de sa mère, de son parcours pour devenir dessinateur, ses rencontres, de pourquoi il dessinne.
J’ai d’abord acheté le deuxième, avant tout parce que j’avais l’opportunité de me le faire dédicacer 😀 Et je me suis alors rendu compte qu’il valait mieux lire La Synagogue d’abord… Le temps d’acheter cette BD, et de prendre le temps de lire ces deux pavés, et voilà c’est fini !

L’auteur y parle surtout de sa jeunesse à Nice, de judéité, d’antisémitisme, de skinheads sympas, de krav maga, beaucoup de son père et un peu de ses grands-parents, avec des flash-forwards sur la période du COVID et son hospitalisation.
Il annonce clairement que le livre a été écrit en trois fois, les événements sont un peu pêle-mêle, mais ça se lit très bien. J’ai bien aimé, mais comme c’est un de mes auteurs favoris, je ne suis pas difficile 😉

Les Idolâtres »: je l’ai trouvé épatant, encore plus que « La Synagogue ». Le récit part un peu dans tous les sens, dans toutes les périodes de la vie de l’auteur, qui s’amuse à nous perdre en chemin, et fait semblant de se perdre lui-même dans le fil de ses idées.
C’est très drôle à lire, agréable, ça fait réfléchir aussi. La BD montre la richesse des relations amicales et professionnelles que Sfara développé depuis sa jeunesse, toutes les personnes qu’il a croisées, professeurs de philosophie, professeurs d’art, auteurs célèbres de bandes dessinées, qu’il l’ont influencé, guidés, aidé dans sa vie.
Et si on est perdu, il y a même une case qui rappelle les thèmes que sont censés couvrir les deux volumes 😀

Je recommande vivement ce roman graphique ! 🤗
Et j’ai une belle dédicace 😉


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