Les lectures de Farzad

Mes lectures BD de fin Octobre 2021, la suite

Et voici mes lectures du week-end. Comme je travaille intensément la semaine, je compense bien à ce moment-là 😉

Spirou – L’espoir malgré tout

Malgré mon âge, je n’ai jamais lu de Spirou dans ma jeunesse et ça ne m’a jamais attiré plus que ça… Mais j’ai adoré “Le journal d’un ingénu” d’Émile Bravo, et j’ai continué avec ces trois tomes d’affilée !

J’aime beaucoup le trait d’Émile Bravo, son Spirou aussi, très attachant. Il est à la fois bienveillant, protecteur, mais aussi très naïf, souvent dépassé par les événements, les manigances des adultes, et par les sentiments amoureux aussi, qu’il gère mal !

Je trouve le personnage de Fantasio assez insupportable, volontairement laid et très con, mais lui aussi a deux facettes et gagne en conscience avec le temps qui passe.

Les 3 tomes sont sympa, avec cependant un peu de lourdeur didactique : on sent que l’auteur se sert de Spirou pour expliquer l’horreur de la guerre, la genèse politique de celle-ci, ainsi que l’anti-sémitisme, à un public plutôt jeune j’imagine. Ça alourdit un peu chaque tome, qui est déjà très long, mais ça reste agréable à lire dans l’ensemble.

Fritz the Cat

Je ne connaissais ce personnage de Robert Crumb que par son allure malicieuse. Et effectivement, c’est un sacré coquin !

Plongée dans l’Amérique de la fin des années 60, début des années 70 avec un chat gouailleur, très porté sur le sexe, un peu loubard, un peu arnaqueur, et souvent drôle. J’ai beaucoup aimé. J’ai lu aussi récemment Amerika du même auteur, dans cette très belle édition de Cornélius.

The loneliness of the long distance cartoonist

Je ne sais plus où j’ai entendu le nom d’Adrian Tomine pour la première fois, mais quand j’ai vu ce livre dans une librairie anglophone parisienne, j’ai tout de suite eu envie de l’acheter, car j’apprécie les comics alternatifs américains.

L’ouvrage en lui-même est très beau, une imitation de carnet type Moleskine, avec son fil marque-page, ses carreaux, la case pour écrire ses coordonnées et même des simili-notes crayonnées de l’auteur à la fin.

L’impression globale que m’a laissé cette BD est celle du malaise : malaise de l’auteur, enfant nerd passionné par Spider-Man et John Romita, maltraité par ses camarades de classe, puis jeune auteur de BD sans succès et qui reste dans l’ombre des Daniel Clowes et autre Neil Gaiman, maltraité par les critiques, les lecteurs, les spectateurs des conférences et même parfois les chasseurs d’autographes !

Chaque petite histoire raconte une mésaventure, un malaise, si bien que moi-même j’étais très mal à l’aise une fois le livre fini, transposant un peu sur moi le mal-être de l’auteur. Agréable lecture néanmoins.

L’étranger de la plage

J’ai emprunté ce manga à ma fille, qui l’a adoré. Il raconte la romance gay entre un jeune écrivain et un adolescent mélancolique.

J’ai lu un chapitre, puis ça m’est tombé des mains. C’est très mièvre, vraiment roman à l’eau de rose, je n’accroche ni au dessin ni à l’histoire qui ne me semble pas crédible. Je ne sais pas comment ça se termine.

Donjon Monster – La bière supérieure

Depuis que Sfar et Trondheim ont relancé les séries Donjon, je les achète frénétiquement dès qu’ils sortent ! Encore une fois une lecture agréable, qui me fait sourire, mais qui n’atteint pas les sommets des premiers tomes.

Bien avant que Marvin le Rouge n’apparaisse, on voit qu’il ne faut pas prendre les lapins pour des enfants de chœur ! L’héroïne de ce tome, une gentille lapine un peu naïve au début, assassine sans état d’âme toute personne qui se met en travers de son chemin, tout en développant un business très lucratif. Humour et hémoglobine assurés.

Lupin III Anthology

Je ne connaissais pas ce personnage ni le dessin animé qui en a été tiré. C’est une curiosité amusante à lire.

Ça date des années 60/70, style de dessin qui ne ressemble pas au manga moderne, très « approximatif » mais qui contribue beaucoup au comique. C’est drôle, mais néanmoins parfois violent et salace.

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